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Les textes et leurs commentaires

Traduction de "la Bible expliquée" dans la colonne de GAUCHE -Commentaires de "la Bible expliquée" dans la colonne du CENTRE- Commentaires de Jean Charles Thomas dans la colonne de DROITE.

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Silence, Méditation, Prise de Conscience

Traduction

en Français courant de

"la Bible expliquée"

avec les autorisations de l'éditeur

 

 

 

Esaïe 53

10-11

 

Le serviteur du Seigneur (quatrième poème)

13 «Mon serviteur, dit le Seigneur, va obtenir un plein succès et recevoir les plus grands honneurs. 14 La plupart, en le voyant, ont été horrifiés, tant son visage était défiguré, tant son aspect n’avait plus rien d’humain. 15 Et maintenant, la foule des nations est stupéfaite à son sujet, des rois ne savent plus que dire, car ce qu’ils voient n’a rien de commun avec ce qu’on a pu leur raconter, ce qu’ils apprennent est inouï. » 1 Qui de nous a cru la nouvelle que nous avons apprise ? Qui de nous a reconnu que le Seigneur était intervenu ? 2 Car, devant le Seigneur, le serviteur avait grandi comme une simple pousse, comme une pauvre plante qui sort d’un sol desséché. Il n’avait pas l’allure ni le genre de beauté qui attirent les regards. Il était trop effacé pour se faire remarquer. 3 Il était celui qu’on dédaigne, celui qu’on ignore, la victime, le souffre-douleur. Nous l’avons dédaigné, nous l’avons compté pour rien, comme quelqu’un qu’on n’ose pas regarder. 4 Or il supportait les maladies qui auraient dû nous atteindre, il subissait la souffrance que nous méritions. Mais nous pensions que c’était Dieu qui le punissait ainsi, qui le frappait et l’humiliait. 5 Pourtant il n’était blessé que du fait de nos crimes, il n’était accablé que par l’effet de nos propres torts. Il a subi notre punition, et nous sommes acquittés ; il a reçu les coups, et nous sommes épargnés. 6 Nous errions tous ça et là comme un troupeau éparpillé, c’était chacun pour soi. Mais le Seigneur lui a fait subir les conséquences de nos fautes à tous. 7 Il s’est laissé maltraiter sans protester, sans rien dire, comme un agneau qu’on mène à l’abattoir, comme une *brebis devant ceux qui la tondent. 8 On l’a arrêté, jugé, supprimé, mais qui se souciait de son sort ? Or, il était éliminé du monde des vivants, il était frappé à mort du fait des crimes de mon peuple. 9 On l’a enterré avec les criminels, dans la mort, on l’a mis avec les riches, bien qu’il n’ait pas commis de violence ni pratiqué la fraude. 10 Mais le Seigneur approuve son serviteur accablé, et il a rétabli celui qui avait offert sa vie à la place des autres. Son serviteur aura des descendants et il vivra longtemps encore. C’est lui qui fera aboutir le projet du Seigneur.

11 «Après avoir subi tant de peines, dit le Seigneur,

mon serviteur verra la lumière de la vie, il en fera

l’expérience parfaite.

Les masses humaines reconnaîtront mon serviteur comme le vrai Juste, lui qui s’est chargé de leurs fautes.

12 C’est pourquoi je le place

au rang des plus grands,

c’est avec les plus puissants qu’il partagera le butin.

Car il s’est dépouillé lui-même jusqu’à en mourir,

il s’est laissé placer

au nombre des malfaiteurs,

il a pris sur lui les fautes

des masses humaines,

et il est intervenu

en faveur des coupables. »

Hébreux 4

14 à 16

 

Jésus le

grand-prêtre souverain

 

14Tenons donc fermement la foi que nous proclamons.

Nous avons, en effet, un *grand-prêtre souverain qui est parvenu jusqu’en la présence même de Dieu:

c’est Jésus, le Fils de Dieu. 15Nous n’avons pas un grand-prêtre incapable de souffrir avec nous de nos faiblesses.

Au contraire, notre grand-prêtre a été tenté en tout comme nous le sommes,

mais sans

commettre de péché.

16Approchons-nous donc avec confiance du trône de Dieu,

où règne la grâce.

Nous y obtiendrons le pardon et nous y trouverons la grâce, pour être secourus au bon moment.

Marc 10

35 à 45

 

 

La demande de

Jacques et Jean

(Voir aussi Matt 20.20-28) 35Alors, Jacques et Jean, les fils de Zébédée, vinrent auprès de Jésus. Ils lui dirent : «Maître, nous désirons que tu fasses pour nous ce que nous te demanderons. »–

36«Que voulez-vous que je fasse pour vous ?» leur dit Jésus. 37Ils lui répondirent : «Quand tu seras dans ton règne glorieux, accorde-nous de siéger à côté de toi, l’un à ta droite, l’autre à ta gauche. » 38Mais Jésus leur dit : «Vous ne savez pas ce que vous demandez. Pouvez-vous boire la coupe de douleur que je vais boire, ou recevoir le baptême de souffrance que je vais recevoir ?» 39Et ils lui répondirent : « Nous le pouvons. » Jésus leur dit : «Vous boirez en effet la coupe que je vais boire et vous recevrez le baptême que je vais recevoir. 40Mais ce n’est pas à moi de décider qui siègera à ma droite ou à ma gauche ; ces places sont à ceux pour qui Dieu les a préparées.»

41Quand les dix autres *disciples entendirent cela, ils s’indignèrent contre Jacques et Jean.

42Alors Jésus les appela tous et leur dit :

«Vous le savez, ceux qu’on regarde comme les chefs des peuples les commandent en maîtres, et les grands personnages leur font sentir leur pouvoir. 43Mais cela ne se passe pas ainsi parmi vous. Au contraire, si l’un de vous veut être grand, il doit être votre serviteur, 44et si l’un de vous veut être le premier, il doit être l’esclave de tous. 45Car le *Fils de l’homme lui-même n’est pas venu pour se faire servir, mais il est venu pour servir et donner sa vie comme rançon pour libérer une multitude de gens. »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Commentaires

de

"la Bible expliquée"

avec les autorisations de l'éditeur

 

 

Esaïe 53

10-11

 

De l’humiliation à la gloire (52.13–53.12)

 

Le quatrième chant du serviteur révèle, de façon bouleversante, quelle sera la

destinée de ce serviteur,

en butte à l’hostilité

des humains.

 

Ayant commencé par mépriser son apparente insignifiance,

ils l’avaient interprétée comme le signe d’un abandon par Dieu, voire d’une preuve de culpabilité.

Mais Dieu donne sens à ce chemin de souffrance.

 

Parfaitement conscient des révoltes de son peuple, le serviteur choisit, par amour et solidarité, d’en supporter lui-même les conséquences, laissant à Dieu le jugement.

Sans nier le mal qu’on lui fait subir, sans faire violence à quiconque, il accepte d’être méprisé, condamné, mis à mort. En le regardant, certains découvriront les conséquences du mal qu’ils font.

En voyant comment Dieu approuve et redonne la vie à celui qui se laisse ainsi humilier, ils discerneront le projet de Dieu : faire reconnaître la grandeur cachée de celui que l’on charge de tous les maux et qui

intercède pour les pécheurs.

Le serviteur a été puni pour des crimes qui n’étaient pas les siens et a ainsi permis qu’un grand nombre de gens soient acquittés de leurs fautes.

C’est pourquoi Dieu interviendra en rétablissant sa vie et son honneur.

La souffrance du serviteur prend un caractère tout à fait particulier :

il offre sa propre vie comme un sacrifice de réconciliation.

 

La tradition chrétienne a vu dans le destin de ce serviteur une annonce des souffrances,

de la mort et de la résurrection du Christ.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Hébreux 4

14 à 16

 

Jésus notre grand-prêtre parfait

(4.14–5.10)

 

Tous les grands-prêtres sont des hommes semblables aux autres : capables donc de comprendre les faiblesses humaines.

 

Soumis à la souffrance, à la tentation et au péché, ils présentent à Dieu dons et sacrifices et pour le peuple et pour euxmêmes.

 

Ils accomplissent cet office parce qu’ils sont de la descendance d’Aaron, lui-même choisi par Dieu. Ils ne se désignent pas eux-mêmes.

Jésus, lui, parce que Fils,

a reçu directement de Dieu sa qualité de grand-prêtre en devenant homme.

Son sacerdoce est donc exceptionnel. Il est dans la lignée de Melkisédec,dont on dira plus loin l’origine mystérieuse. Jésus n’a pas choisi un chemi

n de facilité : prières, larmes furent son lot quotidien.

A travers les souffrances injustes que les pécheurs lui ont imposées, il a atteint la perfection car il n’a jamais fait le mal, jamais désobéi au Père.

Il a réalisé son dessein : traverser le mal subi à la manière d’un homme totalement étranger à la vengeance

et au péché.

Il est ainsi devenu source de salut et modèle pour ceux qui obéissent à Dieu.

 

Marc 10

35 à 45

 

 

Attention au désir

de puissance !

(10.35-45)

 

A la cour, les places situées à droite et à gauche du roi sont les plus prestigieuses, tant en rayonnement qu’en pouvoir.

 

La demande de Jacques et Jean étonne, surtout quand on connaît les recommandations faites aux disciples :

choisir d’être le dernier par amour (10.31) ;

ressembler à des enfants (10.15);

devenir le serviteur de tous (9.35) ;

renoncer à ses prétentions

pour suivre Jésus (8.34-35).

 

L’amour du pouvoir n’a pas sa place dans le Royaume de Dieu.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Commentaires de

Jean Charles Thomas

 

Esaïe 53

10-11

De l’humiliation à la gloire

(52.13–53.12)

Le quatrième chant du serviteur révèle, de façon bouleversante, quelle sera la destinée de ce serviteur, en butte à l’hostilité des humains.

On lit ce texte en entier dans la liturgie catholique du Vendredi saint.

Les versets 11 et 12 en constituent la conclusion. Séparés de l'ensemble du texte ces deux versets pourraient engendrer de fausses perspectives: la promesse de gloire devenant un absolu tandis que les épreuves seraient aléatoires. Dans la réalité, la souffrance existe, injuste, imméritée, suscitant généralement une révolte de la conscience...sauf pour celui qui se comporte comme un véritable Serviteur de Yhwh.

Les foules et les opinions commencent par mépriser son apparente insignifiance, ils l'interprètent comme le signe d’un abandon par Dieu, voire comme une preuve de culpabilité.

Mais Dieu va donner sens à ce chemin de souffrance.

Parfaitement conscient des révoltes de son peuple, le serviteur choisit, par amour et solidarité, d’en supporter lui-même les conséquences, laissant à Dieu le jugement. Sans nier le mal qu’on lui fait subir,

sans le sublimer psychologiquement ou spirituellement,

sans faire violence à quiconque,

il accepte d’être méprisé, condamné, mis à mort.

En le regardant, certains découvriront les conséquences du mal qu’ils font.

En voyant comment Dieu approuve et redonne la vie à celui qui se laisse ainsi humilier, librement, sans aucun projet de vengeance, ils discerneront le projet permanent de Dieu :

faire reconnaître, un jour, la grandeur cachée de celui ou celle que l’on charge de tous les maux et qui choisit d'intercéder pour ceux qui le persécutent ou l'humilient.

Le serviteur de Yhwh a souffert pour des crimes qui n’étaient pas les siens:

il a ainsi permis qu’un grand nombre de gens soient acquittés de leurs fautes.

C’est pourquoi Yhwh qui est Juste interviendra en temps voulu pour rétablir son honneur et son bonheur de vivre.

La souffrance du serviteur prend un caractère tout à fait particulier :

il s'offre courageusement au bénéfice de la réconciliation de beaucoup.

La souffrance n'engendre pas automatiquement le bien.

Ce qui fait mal n'est pas la source de la santé.

Tout dépend de la façon dont réagit intérieurement celui qui souffre.

Il peut se révolter, devenir agressif envers tous, ou choisir l'attitude du Serviteur de Yhwh.

Ce quatrième chant du Serviteur (le rédacteur que nous appelons Esaïe en a déjà composé trois) ne peut laisser personne insensible. Il témoigne d'une expérience intérieure très supérieure à l'expérience courante.

La tradition chrétienne a vu

dans le destin de ce Serviteur de Yhwh (selon les Ecritures juives

du Premier Testament)

une annonce des souffrances,

de la mort et de la résurrection

du Christ au bénéfice de la réconciliation,

du pardon et de la guérison de l'Humanité.

 

 

Hébreux 4

14 à 16

 

La Lettre vient d'exalter la Parole de Dieu, en la comparant à un glaive mettant à nu nos pensées les plus secrètes.

Elle va consacrer au sacerdoce unique et exceptionnel de Jésus les chapitres 5 à 8. Comme si le rédacteur de cette Lettre ressentait le besoin de faire une brève transition, il résume en quelques lignes la psychologie de Jésus.

Il écrit donc à son sujet: Jésus fut sensible à nos faiblesses, il a été mis à l'épreuve et testé: il a traversé des épreuves semblables à celles que nous connaissons en raison de nos faiblesses et de notre adhésion quasi spontanée à ce qui est mauvais.

Il a très largement dépassé la mesure courante, ses souffrances furent exceptionnelles, comme celles que connaissent certaines personnes innocentes, aujourd'hui avilies ou exterminées par des pouvoirs barbares.

Le rédacteur de la Lettre nous invite ainsi

à nous tourner vers ce Jésus,

désormais vivant dans le monde de Dieu. Soyons assurés qu'il nous accueillera avec compassion, et viendra à notre secours.

 

 

Marc 10

35 à 45

 

Cet incident a profondément marqué les esprits. La course aux honneurs hantait les proches de Jésus. Il dut revenir clairement sur ce problème lors du dernier repas (Jean 13, et Luc 22, 24-27), et même après sa résurrection (Actes 1, 6-7).

*

L'heure est grave. Jésus a répété trois fois qu'il va être livré aux autorités religieuses de son peuple. "Ils étaient en chemin et montaient à Jérusalem. Jésus marchait en tête. Ils étaient effrayés, et ceux qui suivaient avaient peur" ( v 32)

Et voilà que deux frères, les fils de Zébédée, se préoccupent de leur propre carrière!

Quel décalage!

Matthieu essaie d'atténuer la responsabilité des deux frères en attribuant la demande à leur mère (Mt 20,20). Ceci corrobore l'hypothèse qu'un certain nombre de femmes accompagnaient Jésus depuis la Galilée, fait inhabituel pour l'époque (voir Luc 8, 1).

*

Jésus réplique avec vivacité: "Vous ne savez pas ce que vous demandez!"

Le dialogue qui suit nous aide à comprendre le sens des expressions "boire la coupe"(amertume et pas seulement joie partagée)

et "être baptisé d'un baptême" (être plongé dans une situation éprouvante).

*

Jésus affirme clairement:

gouverner, diriger, c'est accomplir un service, assumer une responsabilité.

Ce n'est pas d'abord un honneur,

un avantage personnel.

Dans le "Royaume" que Jésus propose,

cela ne doit jamais signifier:

s'imposer, faire peser son pouvoir

sur des sujets, exploiter,

écraser, en profiter pour se faire servir. Assumer une responsabilité, c'est se mettre au service du développement plénier des autres, aider avec amour et respect.

Les Zébédée ont-ils compris la leçon ?

Les dix autres du groupe des Douze ont-ils compris?

Il faudra toute la puissance de l'Esprit Saint pour amener ces hommes et ces femmes, spontanément ambitieux, à découvrir le vrai sens du service et des ministères

selon le Christ.

La leçon vaut pour les chrétiens de tous les siècles. Dieu sait si elle fut oubliée par des milliers de simples chrétiens ou de hautes autorités dans les églises chrétiennes.

Le Pape Grégoire (540/604) se définissait comme serviteur des serviteurs de Dieu.

Un de ses successeurs préférait se présenter comme le Pontife suprême assumant tous les pouvoirs du monde.

Tous les pouvoirs peuvent enivrer ,

du plus courant aux plus prestigieux,

y compris hors de la sphère religieuse:

dans le monde politique, syndical, culturel, international et sans limite d'âge, certains n'hésitant pas à garder le pouvoir jusqu'à leur dernier souffle, convaincus d'être irremplaçables.

La leçon donnée par Jésus demeure d'actualité.

Nous pouvons y penser quotidiennement,

en regardant les informations.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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