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Les textes et leurs commentaires

Traduction de "la Bible expliquée" dans la colonne de GAUCHE -Commentaires de "la Bible expliquée" dans la colonne du CENTRE- Commentaires de Jean Charles Thomas dans la colonne de DROITE.

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puis les Commentaires de la BIBLE EXPLIQUEE,

et enfin les COMMENTAIRES de Jean Charles THOMAS

Silence, Méditation, Prise de Conscience

Traduction

en Français courant de

"la Bible expliquée"

avec les autorisations de l'éditeur

 

 

 

Genèse 15

1 à 6

et 21, 1 à 3

 

 

 

Dieu fait alliance $avec Abram

1Le Seigneur apparut à Abram et lui dit : « N’aie pas peur, Abram! Je suis ton protecteur et je te donnerai une grande récompense. »

2-3Abram répondit : « Seigneur mon Dieu, à quoi bon me donner quelque chose ? Je suis sans enfant, tu ne m’as pas accordé de descendant. Mon héritier, celui qui recevra mes biens, c’est Éliézer de Damas, un de mes domestiques

– 4«Non, dit le Seigneur, ce n’est pas lui qui sera ton héritier, mais un fils né de toi. »

5Puis il fit sortir Abram de sa tente et lui dit :

« Regarde le ciel et compte les étoiles si tu le peux. » Et il ajouta : « Comme elles, tes descendants seront innombrables. »

6Abram eut confiance dans le Seigneur. C’est pourquoi le Seigneur le considéra comme juste.

7Il lui dit : « Je suis le Seigneur qui t’ai fait sortir d’Our en Chaldée pour te donner en propriété ce pays où tu es. »

– 8«Seigneur Dieu, demanda Abram, comment pourrai-je être sûr que je le posséderai ?»

9Le Seigneur lui dit :

«Amène-moi une génisse, une chèvre et un bélier de trois ans chacun, une tourterelle

et un pigeon. »

10Abram amena ces animaux. Il les partagea par le milieu, à l’exception des oiseaux, et plaça chaque moitié vis-à-vis de l’autre. 11Des vautours s’abattirent sur les cadavres, mais Abram les chassa.

12Au coucher du soleil, Abram tomba dans un profond sommeil ; une grande et sombre terreur

s’empara de lui.

13Le Seigneur lui dit :

« Sache bien que tes descendants séjourneront dans un pays étranger ; ils y seront esclaves et on les opprimera pendant quatre cents ans. 14Mais après que j’aurai puni le peuple dont ils seront les esclaves, ils pourront partir en emportant de grands biens. 15Quant à toi, tu mourras en paix et tu seras enterré après une heureuse vieillesse. 16Tes descendants ne reviendront ici qu’à la quatrième génération, car les *Amorites n’ont pas encore dépassé la mesure dans leurs crimes pour que je les chasse. »

17Quand le soleil fut couché et l’obscurité complète, soudain un brasier d’où s’échappaient flammes et fumée passa entre les moitiés d’animaux. 18Ce jour-là, le Seigneur conclut une *alliance avec Abram.

Il lui dit : «A tes descendants je donne ce pays, depuis le torrent d’Égypte jusqu’à l’Euphrate, le grand fleuve : 19c’est le territoire des Quénites, des Quenizites, des Quadmonites, 20des Hittites, des Perizites, des Refaïtes, 21des Amorites, des *Cananéens, des Guirgachites et des Jébusites. »

 

21, 1-3 Naissance d’Isaac

1Le Seigneur intervint en faveur de Sara, en faisant pour elle ce qu’il avait promis. 2Elle devint enceinte, alors qu’Abraham était déjà un vieillard, et elle mit au monde un fils à l’époque que Dieu avait annoncée.

3Abraham nomma Isaac ce fils que Sara lui avait donné. 4Il le *circoncit à l’âge de huit jours, comme Dieu le lui avait ordonné. 5Abraham avait cent ans à la naissance d’Isaac. 6Sara déclara : « Dieu m’a fait rire de joie. Tous ceux qui entendront parler d’Isaac riront avec moi. » 7Et elle ajouta : « Qui aurait pu dire à Abraham qu’un jour Sara allaiterait des enfants ? Pourtant je lui ai donné un fils dans sa vieillesse. »

 

Hébreux 11

8 à19

8Par la foi, *Abraham obéit quand Dieu l’appela

: il partit pour un pays que Dieu allait lui donner en possession. Il partit sans savoir où il allait. 9Par la foi, il vécut comme un étranger dans le pays que Dieu lui avait promis. Il habita sous la tente, ainsi qu’Isaac et *Jacob, qui reçurent la

même promesse de Dieu.

10Car Abraham attendait la cité qui a de solides fondations, celle dont Dieu est l’architecte et le constructeur. 11Par la foi, Abraham fut rendu capable d’être père, alors qu’il avait passé l’âge de l’être et que Sara elle-même était stérile.

Il eut la certitude que Dieu tiendrait sa promesse. 12C’est ainsi qu’à partir de ce seul homme, pourtant déjà marqué par la mort, naquirent des descendants nombreux comme les étoiles dans le ciel, innombrables comme les grains de sable au bord de la mer. 13C’est dans la foi que tous ces hommes sont morts. Ils n’ont pas reçu les biens que Dieu avait promis, mais ils les ont vus et salués de loin. Ils ont ouvertement reconnu qu’ils étaient des étrangers et des exilés sur la terre.

14Ceux qui parlent ainsi montrent clairement qu’ils recherchent une patrie.

15S’ils avaient pensé avec regret au pays qu’ils avaient quitté, ils auraient eu l’occasion d’y retourner. 16En réalité, ils désiraient une patrie meilleure, c’est-à-dire la patrie céleste. C’est pourquoi Dieu n’a pas honte d’être appelé leur Dieu ;

en effet, il leur a

préparé une cité.

17Par la foi, Abraham offrit Isaac en sacrifice lorsque

Dieu le mit à l’épreuve.

Il se montra prêt à offrir son fils unique, alors qu’il avait reçu une promesse; 18Dieu lui avait dit :

« C’est par Isaac que tu auras les descendants que je t’ai promis.»

19Mais Abraham estima que Dieu avait le pouvoir de ramener Isaac d’entre les morts;

c’est pourquoi Dieu

lui rendit son fils,

et ce fait a une valeur symbolique.

 

Luc 2

22 à 40

 

 

Jésus est présenté

dans le temple

 

22Puis le moment vint pour *Joseph et *Marie d’accomplir la cérémonie de *purification qu’ordonne la *loi de Moïse. Ils amenèrent alors l’enfant au *temple de Jérusalem pour le présenter au Seigneur, 23car il est écrit dans la loi du Seigneur : «Tout garçon premier-né sera mis à part pour le Seigneur.» 24Ils devaient offrir aussi le *sacrifice que demande la même loi, « une paire de tourterelles ou deux jeunes pigeons. »

 

25Il y avait alors à Jérusalem un certain Siméon. Cet homme était droit ; il respectait Dieu et attendait celui qui devait sauver *Israël. Le Saint-Esprit était avec lui 26et lui avait appris qu’il ne mourrait pas avant d’avoir vu le *Messie envoyé par le Seigneur. 27Guidé par *l’Esprit, Siméon alla dans le temple.

Quand les parents de Jésus amenèrent leur petit enfant

afin d’accomplir pour lui ce que demandait la loi, 28Siméon le prit dans ses bras et remercia Dieu en disant : 29 «Maintenant, Seigneur, tu as réalisé ta promesse : tu peux laisser ton serviteur mourir en paix. 30 Car j’ai vu de mes propres yeux ton salut, 31 ce salut que tu as préparé devant tous les peuples : 32 c’est la lumière qui te fera connaître aux nations du monde et qui sera la *gloire d’Israël, ton peuple. »

 

La prophétie de Siméon

33Le père et la mère de Jésus étaient tout étonnés de ce que Siméon disait de lui.

34Siméon les *bénit et dit à *Marie, la mère de Jésus :

« Dieu a destiné cet enfant à causer la chute ou le relèvement de beaucoup en *Israël. Il sera un *signe de Dieu auquel les gens s’opposeront, 35et il mettra ainsi en pleine lumière les pensées cachées dans le coeur de beaucoup. Quant à toi, Marie, la douleur te transpercera l’âme comme une épée. »

 

Anne, la prophétesse

36Il y avait aussi une prophétesse, appelée Anne,

qui était la fille de Penouel, de la tribu d’Asser. Elle était très âgée. Elle avait vécu sept ans avec le mari qu’elle avait épousé dans sa jeunesse, 37puis, demeurée veuve, elle était parvenue à l’âge de quatre-vingt-quatre ans.

Elle ne quittait pas le *temple, mais elle servait Dieu jour et nuit : elle *jeûnait et elle priait. 38Elle arriva à ce même moment et se mit à remercier Dieu.

Et elle parla de l’enfant à tous ceux qui attendaient que Dieu délivre Jérusalem.

 

Le retour à Nazareth

 

39Quand les parents de Jésus eurent achevé de faire tout ce que demandait la *loi du Seigneur,

ils retournèrent avec lui

en Galilée,

dans leur ville de Nazareth.

40L’enfant grandissait

et se fortifiait.

Il était rempli de sagesse

et la faveur de Dieu

reposait sur lui.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Commentaires

de

"la Bible expliquée"

avec les autorisations de l'éditeur

 

Genèse 15

1 à 6

et 21, 1 à 3

 

Le pacte est bien tranché (15.1-21)

Le rituel décrit aux v. 9-11 (Jér 34.18) explique pourquoi, en hébreu, « conclure une alliance » se dit « couper une alliance».

Ce découpage d’animaux est diversement expliqué.

Les partenaires acceptaient-ils de subir le même sort s’ils rompaient leur engagement?

 

Pour certains, le rite symbolise le partage des responsabilités entre chacune des parties.

 

Mais en passant seul au milieu des morceaux, Dieu atteste qu’il prend l’initiative du pacte, et que ses promesses sont inconditionnelles.

 

Abram n’a rien à promettre, mais il a tout à croire ; il doit chasser ses doutes et sa peur, comme il chasse les vautours attirés par les bêtes sacrifiées

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

21, 1-3 Enfin !

(21.1-7)

L’accomplissement de la promesse attendue si longtemps est rapporté sobrement.

 

Isaac doit son nom au rire incrédule qui accompagnait l’annonce de sa naissance à Abraham (en hébreu le nom d’Isaac correspond au verbe traduit par « il rit » en 17.17), ou à Sara (18.12-15).

 

 

Un nouveau rire accueille sa naissance, mais c’est

celui de la joie.

 

 

On peut toutefois traduire la fin du v.6:

« tous ceux qui entendront parler d’Isaac riront de moi».

 

 

Les hauts-faits de Dieu ne peuvent provoquer que la foi

ou l’incrédulité.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Hébreux 11

8 à19

 

 

Abraham, père des croyants (11.8-22)

Abraham fait totalement confiance à Dieu et obéit à tout ce qu’il demande.

Il accepte de partir vers l’inconnu, de vivre comme un nomade, dans l’espérance d’une ville que Dieu construirait.

 

La foi de Sara

bouscule la nature.

 

D’un couple stérile, ayant dépassé de beaucoup le temps d’une possible fécondité,

va naître

un peuple aussi nombreux

que les étoiles du ciel

et les grains de sable de la mer.

 

 

La foi d’Abraham,

c’est aussi son acceptation d’offrir à Dieu

son fils Isaac,

le fruit de la promesse.

 

 

Il acquiert ainsi la certitude

que Dieu refuse

tout sacrifice humain,

tout en étant capable

de rendre vie

à ce qui est mort.

 

 

Une telle foi qui obéit

aux ordres de Dieu

et honore ses promesses

est exemplaire.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Luc 2

22 à 40

 

 

 

 

Qui sera cet enfant ?

(2.21-38)

 

L’évangéliste Luc situe la venue de Jésus dans la continuité de l’ancienne alliance

tout en relevant les différences et l’espérance nouvelle

qu’elle suscite.

 

Comme il se doit,dans ce contexte biblique,

tous les rituels se déroulent au temple de Jérusalem,

en conformité

avec la loi de Moïse,

 

et semblent avoir lieu en même temps:

circoncision,

purification de l’accouchée (Lév 12.1-8),

présentation du premier-né (Ex 13.2,12).

 

 

L’offrande de Joseph et Marie est celle des pauvres (Lév 12.8).

 

Siméon est un homme inspiré par l’Esprit Saint, littéralement « l’Esprit du Saint » (v. 25)

c’est-à-dire le souffle créateur de Dieu (Gen 2.7).

 

Le cantique de reconnaissance de Siméon (v. 29-32)

souligne la

dimension universelle

du salut accompli en Jésus

tout en mentionnant la place particulière d’Israël.

 

La prophétie des v. 34-35

lève le voile sur l’action future de Jésus :

son oeuvre libératrice.

 

 

 

 

 

 

La prophétesse Anne

exprime sa reconnaissance au Seigneur pour l’enfant.

 

En effet, Jésus suscite l’enthousiasme de son entourage au grand étonnement

de ses parents

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Commentaires de

Jean Charles Thomas

 

Genèse 15

1 à 6

et 21, 1 à 3

Au coeur de l'Alliance, l'enfant.

Abram (qui signifie "père élevé") est déjà âgé. Il est riche. installé sur une terre qui lui convient. Mais il n'a pas d'enfant, l'avenir de son clan n'est pas assuré. Il en souffre, ainsi que Saraï, son épouse. Yahvé intervient, " en songe", et lui promet

- de faire alliance avec lui

- de lui assurer une descendance innombrable

- d'être son bouclier

- de lui donner une grande récompense

- de lui donner une terre où sa descendance pourra se stabiliser.

Yhwh lui fait comprendre qu'il l'a guidé depuis toujours, l'invitant à se mettre en marche vers cet avenir toujours incertain.

 

Aucune de ces promesses n'était appuyée sur des réalités. tangibles.

Abram fit confiance à Yahvé, une confiance exceptionnelle que Yahvé apprécia, estimant qu'Abram était un homme Juste, ajusté à la Parole de Dieu.

 

En signe bien réel d'acceptation, Abram accomplit le rite d'alliance avant le coucher du soleil. Puis il entre dans une grande torpeur tandis que Yahvé intervient (voir Gen 2,21 quand YE bâtit l'épouse pour l'époux )sous la forme d'une fournaise fumante et d'une torche de feu.

 

Le rédacteur du livre de la Genèse poursuivra en montrant la réalisation progressive de ces promesse: naissance d'Ismaël, d'Isaac, changement de nom pour Abram qui devient "Abraham", père d'une multitude, etc...

***

Abraham est présenté comme le Premier grand croyant, le Juste, le Père, l'Homme en route vers Dieu, celui qui marche en sa Présence...

***

Un modèle à imiter. Notre vie sur terre est un parcours, un déplacement intérieur. Nous entrevoyons parfois ce vers quoi nous devons marcher.

Souvent nous hésitons. Mais certains événements nous prouvent que nous avons eu raison de croire.

Dieu ne trompe pas, il est toujours là,

y compris quand tout semble perdu.

Dieu conduit à travers les heures de Jour et les veilles de la Nuit.

Il ne dort pas, le Gardien de nos Vies.

 

Autre version

Ce chapitre 15 entrelace deux écrits , ceci explique quelques répétitions. L'ensemble affirme nettement:

- Yahvé, le Seigneur, prend toujours l'initiative. Il a mis en route Abram vers son destin personnel et maintenant il promet de récompenser largement sa confiance, sans dévoiler en quoi cela consistera.

Yahvé s'intéresse à Abram tout en ayant des vues qui dépasseront sa personne.

- Abram désire prioritairement engendrer une descendance avec Sara. Mais leur âge la rend chaque jour plus improbable. Abram en souffre ; il s'en plaint à Yahvé (à l'époque on attribuait couramment à Yahvé le fait d'avoir ou non des enfants).

- Yahvé s'engage à lui donner une descendance: non seulement un enfant, mais une descendance innombrable.

Cette promesse est véritablement incroyable, impensable.

- Or, "Abram eut foi dans Yahvé et,

pour cela, Yahvé le considéra comme Juste "(v.6). Voici le coeur du récit.

Est Juste celui qui cherche d'abord à vivre en accord avec ce que Dieu demande, désire, promet.

Cette vision de la vraie Justice va parcourir toute la Bible.

- Yahvé promet également de donner en propriété à Abram le pays de Canaan où il réside.. Genèse rappelle ainsi qu'Abram a reçu et non pas conquis la terre où il réside ("comme un étranger" selon le commentaire d'Hébreux 11,9)

Le rédacteur final écrit, vers les années 550/520, que cette résidence ne sera pas continue: pendant 400 ans, le peuple d'Abram vivra en Egypte (430 ans selon Ex 12,40).

Rien n'est définitif sur cette terre et pour les humains.

- Cette promesses est scellée selon le rituel courant des alliances dans l'ancien Orient. Yahvé choisit le rituel, Abram l'accepte et le met en oeuvre (15, 8-21) Là encore l'initiative appartient à Yahvé ; Abram est plongé dans une torpeur et épaisse ténèbre .

* Du Nil à l'Euphrate les descendants d'Abram habiteront les territoires d'autres populations énumérées aux versets 19 à 21, se terminant par les Jébusites auxquels David prendra Jérusalem.

*

La promesse de descendance sera réalisée de deux façons:

- d'abord par la naissance d'Ismaël, fils de la servante de Sara, l'Egyptienne Hagar (chapitre 16)..

D'Ismaël Yahvé fit descendre une nation (21, 13 et 18)., à partir de ses douze fils (25, 12-15),

- ensuite par la naissance d'Isaac, (racontée en Gen 21, 1-7) interprétée comme le grand sourire de Yahvé à Sara (Isaac signifie: que Dieu sourie!).

Abram lui donne le nom d'Isaac et le circoncit le 8è jour.

* L'histoire ne s'arrêtera pas là.

Genèse 17 revient sur l'alliance qui a engagé Yahvé à rendre la descendance d'Abram aussi nombreuse que les étoiles du ciel.

Dieu donne un nouveau nom à Abram: il devient Abraham, père d'une multitude. (17,5)

Après la mort de Sara, il épousera Qetoura qui lui donna une autre descendance.(25,1-6)

*

Les rédacteurs de Genèse 15-25 considèrent ainsi qu'Abraham mérite d'être appelé le père de tous les croyants, le modèle des justes.

En lui Yahvé a réalisé sa promesse: "Je ferai de toi une grande nation et je te bénirai...Je rendrai grand ton nom...en toi seront bénies toutes les familles de la terre" (12, 2-3) * Promesse largement tenue depuis trente siècles

Hébreux 11

8 à19

L'auteur (inconnu) de ce SERMON aux Hébreux a commencé par développer l'identité du Fils (Jésus): il est l'ultime Parole d'un Dieu qui n'a cessé de parler aux humains depuis la création. (comparer avec Jean 1 sur le Christ, Parole incarnée, et Colossiens 1, 12-24).

Après avoir longuement parlé de ce Fils comme véritable grand prêtre d'un culte nouveau, l'auteur exhorte ses auditeurs

à vivre généreusement selon la foi de leurs ancêtres croyants.

Il se réfère aux Ecritures de l'AT que ses auditeurs connaissent bien.

*

La foi ? c'est la ferme confiance en Dieu: elle connaît sans voir, elle possède déjà un peu de ce qu'elle tiendra pleinement dans l'avenir.

Elle suscite un dynamisme vital permettant de traverser les difficultés sans s'écrouler.

Ainsi fut la foi d'Abel, d'Hénoch, de Noé, d'Abraham et de Sara, d'Isaac, de Jacob, de Moïse et de beaucoup d'autres.

*

Dans un style oral plein de souffle,

le prédicateur trouve des expressions superbes pour faire pressentir

ce que dut être la foi d'Abraham et de Sara.

-Partir sans savoir où Dieu les conduisait, s'installer provisoirement,

- rester prêt à repartir comme un voyageur sur une terre étrangère,

- aspirer à une patrie meilleure que Dieu offrira,

-croire qu'on aura une postérité quand on a dépassé l'âge d'en avoir une,

- et accepter d'offrir l'unique enfant ainsi reçu en croyant que Dieu demande d'offrir et non pas d'immoler.

-Et même si par impossible Dieu demandait d'immoler il serait capable de ressusciter celui qui s'offrirait jusqu'à en mourir (allusion à Jésus que Dieu ressuscite parce que la Vie l'emporte toujours sur la mort).

*

Le sermon aux Hébreux sur la Foi des ancêtres se termine par une magnifique exhortation à l'endurance (11, 32 à 12, 5)

 

Impossible de lire tout haut ces lignes

sans avoir le coeur tout brûlant...

 

comme les disciples d'Emmaüs

après avoir entendu le Ressuscité

évoquer les grands événements de la Foi (Luc 24, 25 à 28 et 32)

 

Qu'est-ce que la FOI nous a déjà fait vivre dans le passé ? Nous a-t-elle déçus ?

Rendus perplexes ou indifférents, non-croyants ?

Est-elle devenue Espérance, conviction, dynamisme pour vivre et attendre

des réalités encore invisibles ?

et qui peuvent nous sembler "non-croyables"

 

Luc 2

22 à 40

 

Luc a enquêté, il rapporte les faits soulignant que Marie et Joseph accomplissent toutes les prescriptions de la loi religieuse:

- la circoncision de Jésus et son Nom, contenant

- le Nom même de Yahvé (Yahvé sauve)

- et la mission qu'il devra accomplir (sauver son peuple).

 

Jésus, "premier-né" de Marie, appartient à Yahvé, et doit lui être "présenté" avant d'être immédiatement "racheté" et non pas immolé.. A ce titre, Jésus symbolise et rappelle la libération d'Egypte, exactement comme la célébration de la Pâque. (Exode 13, 2-16).

 

Luc fait ainsi entrevoir que Jésus appartient au monde divin dont le propre est de vouloir libérer les humains de leur complicité avec le mal.

 

Marie, la mère, accepte les "rites de purification" du sang ordonnés par la Loi de Moïse (Lev 2, 1-8).

 

Joseph et Marie sont appelés "les parents de Jésus": des parents ordinaires, pauvres, offrant seulement un couple de tourterelles.

 

* Luc laisse alors parler l'Esprit Saint par les gestes et paroles de Siméon et d'Anne, deux personnes aussi âgées que fidèles à Yahvé, consacrant beaucoup de temps à la prière et à la méditation des Ecritures.

 

L'un et l'autre reconnaissent en Jésus et en ses parents trois personnes impliquées dans le Salut du Peuple et de son retour vers Yahvé.

 

Siméon voit encore plus loin:

-Jésus sera la Lumière du Monde,

pour l'ensemble des Peuples.

 

-D'innombrables humains prendront position face à Lui, soit en l'accueillant soit en le récusant comme sauveur possible.

-Marie, sa mère, en sera témoin.

La fidélité de son Fils fera d'elle et de lui des personnes spirituellement

transpercées par les refus et les rejets des humains.

 

-Luc mentionne l'étonnement de Joseph et de Marie.

Comment auraient-ils pu comprendre d'emblée le destin universel et imprévisible de l'enfant qu'ils portaient dans leurs bras ?

 

-Un enfant apparemment comme les autres, qui va grandir dans leur village,

en taille,

en sagesse,

en connaissance des réalités terrestres, professionnelles et spirituelles.

 

** Jésus, un petit Juif,

parfaitement inséré dans sa famille,

dans son peuple,

mais offert en Serviteur

du Salut du Monde

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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