genesedeux

Genèse chapitre deux

Compléments pour une étude approfondie

Gn 2,2 Lire ce que Dieu dit du Septième jour et de sa sanctification (Les Dix Paroles, ou Décalogue ): Exode 20, 8 à 11.

 

Gn 2,4 "Tel fut l'engendrement des ciels et de la terre quand ils furent créés... dans le jour du faire YHWH Elohim terre et ciels."

Ce verset pose des problèmes aux traducteurs. La seconde partie nomme le créateur avec ses deux appellations, Yhwh et Elohim. Cette appellation double caractérise les chapitres 2 et les chapitres 3. On la trouve très peu dans le reste de la Bible.

La plupart des traducteurs pensent que la seconde partie du verset 4 correspond au début des chapitres 2 et 3. Ils rattachent la première partie de ce verset à ce qui précède; il constituerait la conclusion du texte présentant la création en six jours de travail d'Elohim débouchant sur le septième jour.

 

Voici l'occasion de donner quelques précisions sur la numérotation des chapitres et des versets dans la Bible.

Ces chiffres ne figurent pas les originaux.

 

C'est seulement au treizième siècle de notre ère que l'archevêque de Canterbury, Etienne Langton, proposa de répartir en chapitres l'ensemble de la Bible en latin, dite Vulgate. Son initiative fut reproduite sur le texte hébreu.

 

Trois siècles plus tard, en 1527, Santes Pagnino, un juif devenu dominicain, publia une Bible en ajoutant des numéros de versets à l'intérieur des chapitres. Robert Estienne compléta cette initiative en 1555 (pendant le Concile de Trente qui avait choisi la version latine comme texte de référence pour les catholiques romains).

Ce "découpage" fut unanimement adopté.

 

Depuis cette époque, toutes les Bibles reprennent la numérotation en chapitres et en versets...qui facilite grandement le repérage et les citations.

 

Tous les prédicateurs, théologiens et écrivains des siècles antérieurs ont cité les textes bibliques, mais sans les références en chapitres et versets qui n'existaient pas encore. La mémoire étonnante des textes - ils connaissaient presque par coeur la majeure partie des textes bibiques - leur permettait seule de retrouver le texte.

Le premier ou les premiers mots des Ecrits en hébreu représentaient souvent la seule façon de donner une référence à un LIVRE biblique dans son entier:

Bereschit pour Genèse - Dans le désert pour le livre des Nombres - Les Paroles, pour Deutéronome, etc...

L'Eglise catholique romaine a conservé cet usage pour référencer ses grands textes, par exemple Pacem in terris, Gaudium et Spes, Evangelii gaudium, Pastores dabo vobis, Dei verbum...

 

Autre précision concernant les PSAUMES.

La Bible en hébreu répartit en deux le psaume 9, affectant le numéro 10 à la seconde partie. La version latine a conservé l'unité du psaume 9. D'où cette double numérotation mentionnée dans nos bibles...depuis le psaume 9/10...jusqu'au psaume 147.

Pour permettre un repérage précis, il est conseillé de reporter les deux nombres: le nombre plus petit correspond à la numérotation latine, le nombre plus grand correspond à la numérotation en hébreu. Concrètement, il s'agit du même texte. (Citer de préférence sous cette forme : Ps 23/24 ("Le Seigneur est mon berger"), ou Ps 50/51 etc)

Ceux qui utilisent des missels catholiques doivent s'en souvenir et se reporter au psaume de leur Bible portant le nombre plus petit.

On peut souhaiter qu'un accord universel intervienne dans...les prochaines années...ou siècles pour simplifier cette situation.

 

 

Gn 2, 8

 

Sur le "Jardin en Eden" ( et non pas "Jardin d'Eden") voir la tradition iranienne de jardins merveilleux créés par et pour les plus hautes personnalités, implantés dans un environnement désertique... Il semble que les premiers jardins créés en Iran à l’époque achéménide étaient situés à Pasargades, résidence de Cyrus Ier, fondateur de l’empire achéménide (559-530 avant J.-C.). Le mot paradis ou pardès trouve là son origine.

Article de Roberto Bertolino, revue Teheran, juillet 2015, n° 116

http://www.teheran.ir/spip.php?article2091#gsc.tab=0

 

Concernant le "JARDIN ORIENTAL" consulter les articles de la REVUE TEHERAN

http://www.teheran.ir/spip.php?article773#gsc.tab=0

.....

 

Citation d'un extrait de la revue Teheran

au sujet de l'arbre dans la culture perse

"L’arbre est également un motif incontournable du dessin iranien. Dans ce pays plutôt aride qu’est l’Iran, il a été de tout temps un symbole très important de représentation de la vie. Sa forme varie d’une région à l’autre. N’offrant pas de modèle type dans les tapis des nomades vivant en symbiose perpétuelle avec la nature, il est, dans les villes, un élément essentiel du décor dans le tapis, qu’il s’agisse d’un tapis-jardin ou non. Dans les tapis-jardins, il est souvent feuillu, couvert de fleurs et d’oiseaux et remplit un décor de mihrâb où, dans un décor totalement symétrique, il est entouré de deux vases.

Dans la pensée des Anciens, l’arbre de vie est l’axe de correspondance des trois niveaux du monde : le ciel paradisiaque, l’enfer souterrain et le monde terrestre, il est donc la chose qui relie ces trois mondes l’un à l’autre et comporte la signification entière de la vie. Il peut également, dans les tapis citadins, être représenté selon un schéma stylisé ou être, au contraire, très naturel, et sa représentation "caractérise l’ambiance culturelle et artistique propre à chaque région." [4]

Les arbres représentés dans les tapis perses, au-delà de leur représentation artistique, correspondent à des figures littéraires et poétiques, ou plus exactement, les tapis et les lettres, en tant que deux faces d’une même inspiration artistique de la nature exubérante et délicate, comportent tous deux des références artistiques qui se recoupent très souvent.

Parmi ces références arboricoles les plus utilisées, on peut citer le cyprès, le grenadier, le pommier, le saule pleureur et la vigne.

Le cyprès, figure essentielle de la poésie persane, est un symbole religieux très ancien, présent et très détaillé dès l’époque achéménide. On le voit également représenté à côté des autres arbres cités. Après l’islam, devenant un motif traditionnel, cet arbre a perdu sa dimension sacrée et s’est transformé en une figure poétique désignant la beauté et la grâce de l’aimé.

Le grenadier avait également, avant l’islam, une importante dimension religieuse, puisque la grenade était le fruit sacré de la sagesse et de l’immortalité, offert par Zoroastre aux deux fils du roi Gashtâsb, premier à avoir accepter la "meilleure religion", Esfandiâr et Pashoutane, rendant le premier immortel et le second, sage. Aujourd’hui, dans le folklore iranien, la grenade représente l’opulence et la fécondité.

Le sens du pommier, quant à lui, varie d’une tradition à l’autre. Ce qui est également le cas pour le motif du saule pleureur : originellement chinois, cet arbre représente dans les cultures japonaise et chinoise la venue du printemps et la beauté féminine, alors que pour les Persans, il est l’allégorie de l’amant triste et mélancolique. "

Dans les tapis iraniens, la présence du saule pleureur est signe de tristesse, notamment dans les tapis-jardins et les tapis à champs multiples dont certains sont appelés " cimetières"". [5]

La vigne, elle, montre la joie et stylisée ou naturelle, symbolise la relation de l’homme avec la nature et le ciel."

 

 

 

 

Ci-dessous:

Anciens COMMENTAIRES déjà publiés

sur le Site personnel de CATHERINE VRIGNAUD CHEYNS

 

Du verset 1 à 3.

 

- Le premier verset du chapitre 2 de la Genèse exprime la conclusion totale sur le chapitre 1, qui se termine par : "voici un bien intense" après cette fin du 6° jour avec l'apparition de l'humain masculin et féminin. Tout est en place .

 

-Cependant il reste le deuxième jour dont Elohim n'avait rien dit : aucun tov ! Ce fait ne serait-il pas que les Ciels sont un lieu où l'Homme total ou cosmique n'était pas encore? En effet l'Adam masculin/féminin n'arrive qu'avec la fin du 6° jour. Au second jour les Ciels, les eaux d'en-haut , sont vides de l'Homme . !

 

- Le verset 2 annonce les actions d'Elohim au 7° jour , qui a un article comme le 6° : se sont de grands jours : Elohim achève et Il arrête de créer du neuf au-delà de l'humain sur terre, puisqu'une perfection est attente .

 

 

- En ce 7° jour Elohim : achève son oeuvre /mela'keto. Méla'kah /oeuvre ; Melek /Roi ; Malkout/royaume . Melkisedeq / le roi de la justesse , qui faisait sortir le Pain et le Vin , roi de la Paix . Le sens de la Vie semble alors bien être que le Roi advienne , dans le Royaume des Cieux .

 

- L'achèvement par Elohim et la vocation de l'Adam masculin et féminin sont désormais la ressemblance .

 

- Le chiffre 7 est la lettre zayin dont le mot veut dire arme, épée. Beaucoup de verbes et de mots contiennent cette lettre : azab/quitter; se souvenir commence par le zayin; ezer/aide; zera /semence ; zakhar/le mâle. .....

 

- En ce 7° jour , Elohim achève son oeuvre : ce verbe achever veut aussi dire détruire . N'est-ce pas que la mort physique est à l'autre bout de la création des 6 jours? La mort physique n'est pas un article de foi : c'est un fait non contestable.

 

- Le mot septième est "sheba" qui signifie abondance, comble . Jésus disait : "Je suis venu pour que vous ayez la vie, pour que vous l'ayez en abondance " Il est venu pour accomplir la Loi , non l'abolir : l' amener à plénitude , au comble , au faîte. Ces Paroles renvoient bien à Gen.2 , le 7° jour, notre dimanche .

 

Le shoub / tesubah signifie : retournement vers . L'Adam est invité, appelé , pompé si j'ose dire, aspiré , à remonter l'échelle. C'est la métanoia en grec , la conversion , le retournement , le chemin du retour à la Lumière .

 

De plus c'est une loi naturelle, ontologique : la dernière couche apparue dans le cerveau : la sixième, la plus extérieure, est la première qui se met en route lors de la venue au monde de l'enfant. Il lui faudra remonter l'échelle des 6 couches ( la lettre waw) en 10 strates ( la lettre Yod) , avancer en profondeur , en intériorité , afin de parvenir à la lumière : jour UN où la Lumière EST . L'humain peut alors continuer à vivre et mourir en Paix , qui est la fin dernière : l'eschatologie . La mort est vaincue . N'est-ce pas une bonne nouvelle( bessorah) que la chair ( bassar) annonce ?

 

- Elohim bénit ce 7° jour : c'est la baraka !!!

 

-Elohim sanctifie ce 7° jour , le rend saint , le purifie. "En lui" il chôme , il shabbate, se repose . s'appuie sur toute son oeuvre qu'il tient en vie pour terminer son intention. A présent c'est "le faire" d'Elohim-Créateur de " l'Homme" avec l'Adam masculin et féminin ensemble . NOUS ferons .....

 

- J'aime la traduction Chouraqui : " Oui, en lui il chôme de tout son ouvrage qu'Elohim crée pour faire "

 

- En effet apparaît au verset 4 le Nom sacré : "YHWH-Elohim".

 

Comptons :

 

-YHWH =10/5/6/5=26. Contractés : 2+6= 8 . Cet idéogramme incliné est bien le signe de l'éternité , de l'infini, du sans-fin, de la résurrection .

 

- Multipliés ces lettres- chiffres 10x5x6x5=1500. Contractés : 1+5=6 +00 donnent le 600 ou le Mem final , symbole de:

 

l'Homme cosmique .

 

- C'est ce M final que Jésus ajoute au nom de Maria , en Jn, 20, 16 en répondant à sa question : MARIAM

 

 

Quant au verset 2,25

 

 

CV. Il me semble qu'il y a ici une grande difficulté ou un réel problème linguistique et alors de traduction , qui mériterait d'être mise au point. Nous pouvons tout simplement comparer les lettres de « à la fois avisé et rusé » et « nu », et les pluriels dans l'ATI et le dictionnaire de Philippe Reymond.

 

Dans la Bible (ATI) le serpent en Genèse 3 est dit au singulier ayin/res /vav ( pointé au ventre= ou)/mem . La plupart des traducteurs traduisent il me semble à juste titre par « habile, rusé, à la fois avisé et rusé » ; rusé alors dans le sens de : malin , roublard , matois, voleur, bandit, qui a de la ruse sous des dehors de bonhomie. Mais d'autres ( p. ex. Chouraqui) traduisent " le serpent était "nu" plus que .... ." Si c'était "nu" il serait écrit : ayin/res/vav pointé en haut/mem ! ou ayin/ yod/ res pointé en haut /mem ou ayin/res pointé en haut/mem. Ce n'est pas le cas.

 

Quant à « nu » en 3,10 « et j’ai craint car « nu » moi » et 3,11 sont les lettres ayin/yod/res /mem. Quant à "nus" en 3,7 : ayin/yod/res /mem /mem.

 

S’il y a dans « nu » 3,10 et 11, et "nus" 3,7, ici dans le texte, en plus un yod (= consonne) entre le ayin et le res, il n’y a pas de vav du tout ni sec, ni accompagné de la vocalisation shourouq= ou, ni pointé en haut =O,o entre le res et le mem. Ce ne sont pas les mêmes lettres employées en Gen.2,25 ! et 3,1 où là il n'y pas de yod mais un vav pointé au ventre .

 

Maintenant quant à Gen.2, 25 , les lettres sont bien ayin/res/ vav pointé au ventre/ mem/ yod/mem pour le pluriel et non pas ayin/res/ mem/yod/mem, qui est le pluriel de "nus" ou ayin/yod/res/mem/mem comme en 3,7dans l'ATI. A mon humble avis la traduction est : « Ils étaient à la fois avisés et rusés et n’étaient pas honteux » ; rusé ici dans le sens de astucieux, habile, finaud, futé, fine mouche ……

 

Selon Jérémie 17,13 seront « honteux » ceux qui font « défection » de YHWH et ceux qui se détournent de Lui seront inscrits dans la terre. Le geste d'écrire de Jésus y fait référence dans le 4° Év. 8

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