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Genèse, chapitre 1

Compléments pour une étude approfondie

En Hébreu, chaque lettre de l'alphabet est une CONSONNE. Il n'y a pas de voyelle dans l'alphabet.

Chaque lettre SE PRONONCE en disant un MOT (et non pas un son, comme en français a,b,c...).

Et chaque lettre correspond aussi à un CHIFFRE ou à un NOMBRE.

D'où l'étonnante RICHESSE de cette langue dont chaque LETTRE de chaque MOT peut évoquer et mélanger ou additionner des Mots, des Lettres et des Nombres.

Genèse 1

-B : La première lettre de la Bible est la seconde de l’alphabet,

le 2, le beit, la maison.

R : le 200, prononcé R/Y/SCH, est l' initiale de R/A/SCH, tête, chose principale, principe. Nous voyons d'emblée, comme le dit le prologue du 4° Év. qu' Elohim (A) a en tête les Fils ( Y). C'est dans ce principe que se trouve, demeure l'information émise, la lumière......les Vies, tout ce qui va suivre . Avec le 20, K, le kaph, le creux, la paume de la main, la hanche, ces trois lettres sont symboles de réceptivité.

 

Genèse 1,1

Complément sur le texte HEBREU, son écriture et sa lecture.

 

Les Massorètes

Le texte de la Bible en hébreu est écrit selon un alphabet comportant 22 lettres, carrées, juxtaposées. Toutes correspondent à ce que le français appelle des consonnes. Les voyelles n’existent pas.

Pour faciliter la prononciation, des scribes, personnes de grande sagesse, ont travaillé entre 500 et 1000 ap. JC. On leur donne le nom de « massorètes ». Le mot hébreu masorah, francisé en «Massore », a ses racines dans l'Ancien Testament (Nomb., 31, 16) avec le verbe mâsar («transmettre » ou « enseigner »).

Ils ont ajouté des points voyelles au texte. Ces « voyelles » se présentent sous forme de points, de doubles ou triples points horizontaux ou verticaux, de petits traits verticaux, de tout petits T. Ces points sont placés généralement sous la lettre consonne, parfois à côté du milieu de la lettre, parfois au dessus.

Chaque école de massorètes proposait son système. Progressivement se produisit une unification.

 

Les Bibles hébraïques actuellement imprimées ont adopté cette unification : par exemple, la BHS, (Biblia Hebraica Stuttgartensia), Imprimée depuis 1967. Elle suit le manuscrit de Leningrad, et c'est actuellement l'ouvrage de référence.

L’Alliance Biblique Universelle (ABU) a publié en 2007 « Ancien Testament Interlinéaire hébreu-français » ( ATI) comportant également le texte de la Traduction Œcuménique de la Bible (TOB) et celui de la « Bible en Français courant » (BFC)

 

Revenons aux Massorètes.

Ils ont aussi ajouté des accents indiquant la manière de réciter le texte hébreu (on parle de cantilation du texte, intermédiaire entre la lecture et le chant).

Les massorètes ont également ajouté des accents par mot. Ils nous renseignent sur la syntaxe du texte.

Ils ont en outre ajouté des notes « marginales », brèves, écrites dans la marge du texte hébreu. - Quand un mot leur semblait incorrect, ils le laissaient dans le texte (Ketiv), mais plaçaient en marge les consonnes du mot rectifié (Qeré).

- Massore finale : il s'agit d'indications statistiques à la fin des livres. Par exemple, elles indiquent le nombre de mots du livre - le mot, le verset et la lettre qui sont aux centre du livre . Ils vont même jusqu'à indiquer le nombre de fois qu'une lettre ou expression particulière est employée dans un livre! Enorme travail eu égard aux moyens de l’époque : il fallait compter un à un les mots, et toutes leurs lettres. ( ce que font maintenant tous les ordinateurs en quelques fractions de seconde).

- Les massorètes étaient très précis, scrupuleux et même superstitieux (ils pensaient que leur avenir éternel dépendait de la qualité de leur copie). - S'ils ajoutaient une consonne à un mot, ils l'ajoutaient au-dessus du mot, pour ne pas altérer le texte.

Retenons surtout que l’admirable attention des copistes puis des massorètes nous permet de bénéficier de copies pratiquement identiques, quels que soient le lieu et l’époque de leur écriture.

- Il y a peu de variantes entre le texte massorétique et les manuscrits de la mer morte découverts en 1947 (certains datent du IIème av. JC) malgré les 1000 ans de copies manuscrites qui les séparent ! Ce fait est absolument remarquable si on considère que durant environ 1500 ans ils eurent un chemin indépendant !

 

Les plus vieux manuscrits connus contenant des extraits substantiels du texte massorétique remontent approximativement au IXe siècle.

EC3 et le Codex d'Alep (peut-être la toute première copie complète du texte massorétique dans un manuscrit) date du Xe siècle.

 

Précision concernant l’araméen.

Après l'exil, les Juifs se sont mis à parler couramment l'araméen (l'une des langues officielles de l'empire Perse) et à mieux le connaître que l'Hébreu. Aussi, lors de la lecture à la synagogue, le texte hébraïque était traduit oralement en araméen.

Cette traduction comportait beaucoup d'adjonctions ou de modifications apportées au texte écrit, souvent à titre d'explications. Peu à peu ces diverses interprétations furent transcrites dans les Targums (à Qumrân, on a retrouvé des Targums). Ces Targums sont importants parce qu'ils se réfèrent à un texte de la Bible plus ancien de plusieurs siècles que le texte définitif des Massorètes. Parmi les targums que nous possédons, on peut mentionner :

- Le Targum Babylonien - Les Targums Palestiniens- Le Targum Samaritain (du pentateuque).

 

La Syriaque ou Peshitta

Le Syriaque est un dialecte araméen parlé en Syrie. Cette traduction ancienne remonte au IIème ap. JC. On ne sait pas trop à partir de quels manuscrits elle a été traduite. Certains pensent qu'elle a été faite à partir d'un targum Juif. On s'aperçoit qu'elle a aussi des parentés avec la Septante, ainsi qu'avec le texte hébreu.

 

 

Genesse 1,2 Alphabet hébreu

Et aussi le NOM du Dieu d'Israël ( YHWH ) et le NOM de JESUS

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Genèse 1,9 Le sec s'oppose aux eaux d’en bas : l’information pour la tête de l’humain .

Pour lui Elohim souhaite que le sol sec soit vu afin de recevoir l’eau d’en haut, la rosée : htal = 39 ( YHWH 26+ EHAD 13 ) aussi l’agneau. Clin d’œil

 

 

 

 

 

 

 

Genèse 1,28

Le Pape François a publié le 24 mai 2015, Fête de la Pentecôte, une réflexion sur la Planète Terre, ce qui se passe dans "notre maison", ce qui s'y dérègle, sur le facteur humain comme cause de certains dérèglements et comme facteur de redressement. Le texte se termine par "l'évangile de la création".

Texte intégral en français par le lien suivant

http://w2.vatican.va/content/francesco/fr/encyclicals/documents/papa-francesco_20150524_enciclica-laudato-si.html

 

 

 

Ci-dessous, un

Dialogue publié sur le site perso de Catherine Vrignaud-Cheyns

A . “- Toute la Bible met en tête la vision d’un Dieu qui crée".

 

C.V. " - Oui, en effet, toute la "Création" est résumée dans ce premier chapitre . Elle est racontée dans un passé-futur-présent toujours actif. Elle est mise dans “le voir” d'Elohim et le nôtre.

 

"Créer " (bara en hébreu) semble aussi vouloir dire : séparer en deux , couper. UN/UNE.... Ceci renvoie d'abord au fait qu'Elohim , qui est un Nom pluriel , est Sujet du premier verbe employé "bara" : créer, qui lui est au singulier . Une anomalie apparente qui en dit long. Par sa Parole Elohim "crée" six : six jours , mais toujours en dualitude.. Apparaît alors le chiffre 12 sous-jaccent. Sa Parole, linéaire , extériorise en miroir latéralement et en trois dimensions.

 

 

- Si au début des Ciels il n'est rien dit , la Terre "était" " TOHU VABOHU : un redoublement : une structure et un fonctionnement .

 

- Au verset 3 , il a d'abord suffi qu'Elohim crie, nomme, que cela est vu immédiatement : LUMIERE est là . Je donne de l'importance à la formule même .

 

-"Quel bien "! Dans la Bible Dieu UN ( Ehad) semble être l'EPOUX.

 

- Si "toute la Bible met en tête la vision d'un Dieu qui crée" elle met aussi " EN TÊTE" la vision d'un Dieu -Epoux, qui unit.

 

-Et qui sépare la lumière de la ténèbre, l'obscurité, nommée au verset 2. Le jour "Un" (Yom éhad), le "Jour Divin" est là :

 

 

- Le mot "éh'ad " signifie " réunir, assembler, unir” , et aussi “se distinguer". Ceci fait apparaître deux notions : union / élection . Jésus, le Christ, n'a-t-il pas dit en Mat 22, 14 : "beaucoup en effet sont appelés, peu sont élus " ? La notion d'union est moins évidente que la notion de séparation , qui, elle, est bien visible, dans tout ce premier chapitre et dans toute la vie : jour/nuit; masculin /féminin ; sec/humide

 

- De plus Elohim garde l'intention toujours actuelle, inclue au verset 26 : " Nous ferons , que nous fassions "Adam", sans article, en image de "Nous," comme ressemblance de Nous." Apparaît donc aussi dans ce chapitre à côté du verbe "créer" le verbe "faire" ( asah) . Dieu est UN, Dieu crée , Dieu coupe , Dieu unit .

 

- Dieu s’est révélé à Moîse en disant : "Je serai Celui qui sera”, ou, “Je suis Celui qui est “, ou “ Je suis qui Je suis " Dans le dernier livre de la Bible ( Apokalypse) Il se définit : "Je suis le Alpha et l' Oméga ". Dieu est l’origine ou le début et la marque ou le signe ou la Face est Dieu . Si l'Epoux est au début , l'Epoux est aussi dans la fin. Dans cette fin je vois la résurrection, le Ressuscité , les Ressuscités .

 

 

- En hébreu les lettres sont aussi les chiffres, trames de la symbolique Biblique . Les mots aussi ont un poids numérique, arithmologique. Le fait que deux mots ont le même poids est très significatif : ils ont le même nombre, la même énergie, la même puissance.

 

- Le tout premier mot de la Bible est Béréchit . En hébreu il est écrit en 6 lettres ; prononcé , parlé , il en contient 7 . Il y a bien 6 jours dans le chapitre I , comme dans la semaine, et un septième , notre dimanche chrétien , qui, lui, est décrit dans le second chapitre de Genèse . Les deux chapitres forment une unité totale: ils sont inséparables . Créer et Faire sont une dualitude, ils forment une totale unité Un Tohu waBohu : Une première instance : Tohu , une sous-unité , une plénitude relative, et une seconde, Bohu , reliées par le waw, qui veut dire "et" . C'est un redoublement. Le Bohu se construit sur le Tohu .

 

- La toute première lettre de la Bible n'est pas la première lettre de l'alphabet hébreu mais la seconde : bet, beit, baith , qui vaut deux et veut dire aussi : maison. Toute la Création est le palais , la résidence d'Aleph. D'emblée "l' unité" sous "dualitude" apparaît .La maison est réception, féminine , l'une , et fécondée, peut engendrer, multiplier. De plus tout y est deux : jour/nuit; masculin/féminin, femme/homme ....

 

 

- Aleph, première lettre de l'alpha-bet, (.... gimel dalet ....notre abcd....) désigne "le chef", vaut 1, Ce chiffre 1 est dit au masculin : eh'ad ( ah'at , une, étant le mot féminin de Un : l'énumération en hébreu se faisant au féminin ).

 

- Le six en hébreu est la lettre waw ,qui, employée seule, signifie "conjonction". Mais le mot signifie "clou ", crochet, l'homme.

 

- Et c'est bien dans la seconde parole du 6° jour, ( verset 26, coïncidence?: poids numérique du Nom YHWH, qui apparaît seulement en chapitre 2 ) où Elohim dit : " Nous ferons, que nous fassions Adam en image de Nous , à la ressemblance de Nous ", qu' apparaît clairement la seconde action en intention. , en projet d'Elohim , concernant l'humain, le adam mâle et femelle. : le verbe "faire" : asah. Est ici encore annoncé le Bohu, le chapitre 2. Il sera pour l'humain redoublement vertical : La montée vers la Lumière .

 

 

- Après avoir annoncé l'intention en verset 26 , qui est le but de la création : ADAM, le verset 27 revient à la première instance , le Tohu , la mise en place de la structure, qui fonctionne : " Elohim crée ( bara) le Adam à sa réplique , à la réplique d'Elohim Il "le" crée ; mâle et femelle , Il "les" crée” . Les deux sont donc crées, mis en place, en même temps, de valeur égale , mais de signe opposé, contraire , sexué .

 

 

. Ne faut-il pas un positif et un négatif de la même nature mais de signe opposé pour que la lumière soit ? Ainsi en est-il de l’ampoule électrique.

 

- Les mots homme et femme n' apparaissent pas ici , seulement mâle et femelle ou masculin/féminin .

 

- Parfois ce verset est traduit : " Elohim créa Adam à son image ; c'est à l'image d'Elohim qu'il le créa ; mâle et femelle furent crées à la fois."

 

 

- N'apparaît pas non plus ici pour Adam le mot "espèce", réservé aux végétaux et aux animaux.

 

- Le faire par Elohim de l'Adam à la ressemblance n'apparaît pas dans le chapitre 1 : il le sera en chapitre 2. En chapitre 1 apparaît seulement la création de l’image.

 

 

- Dans ce premier chapitre Elohim met en place dans son voir, Il dit , il crie, et voit la Lumière. Il crée six jours toute la structure évolutive , qui "marche": elle "fonctionne" . En même temps qu’Elohim met en place une création “successive”( évolutive, comme l'a défini justement Darwin), il l’a fait fonctionner et il la fait fonctionner .Toute la création est épousée, structurée et elle vit. Elle est mise sur le rail , prononciation du mot qui signifie "vie".

 

 

- Nulle part n’apparaît le mot "ra" qui signifie mauvais, mal, adversaire.

 

- En final après l'apparition d'Adam masculin/féminin voici le "très Tov " Ce mot Tov mehod exprime plus qu'un contentement de Dieu : la Vie est donnée et est dans les mains d'Elohim . Mais la Bible en un psaume et dans la bouche de Jésus dit bien : "Vous êtes des Elohim " . Ce statut est donné d'office , il n'est pas à conquérir.

 

 

- Les deux Adams mâle et femelle de la deuxième partie du 6° jour sont en état de Tohu , Ils récapitulent toute la création , sont crées à l'image d'Elohim : doués de la capacité de "parler", de conscience, de mémoire. Le cerveau est d’ailleurs structuré en 6 (waw) couches et 10 (yod) strates, sur deux hémisphères en miroir mais non superposables fonctionellement . L'aire du langage se trouve sur une seule face, qui est commandante, directrice, dominante. Ce "don de parler ", (est-ce que l'on s'en émerveille assez ?) les différencie de tout le reste de la Création . Il est “au top”. Une perfection est atteinte à la fin du sixième jour. La réplique , l'image , l'icône est bien là ! Oui, Elohim peut ad-mirer, con-templer . Il voit la valeur des humains. Le lieu de l'Esprit n'est-il pas le Temple ?

 

 

- Quel capital pour l'humain que sa tête . Prendre sa tête en mains. Il est bon d'aller voir ce que la science d'aujourd'hui nous dit du cerveau dans sa structure et son fonctionnement . L'analogie, la cooptation, avec ce premier chapitre de Genèse est époustouflante . La science vient corroborer ce qui a été su et écrit "in illo tempore" dans ce premier chapitre.

 

- Cependant dans ce chapitre 1'humain n'a pas encore pris la parole .

 

 

- J'aime bien la traduction d'André Chouraqui du premier mot de la Bible Béréchit : " ENTÊTE ". N'est-ce pas que les Ciels et la Terre sont crées en forme de Tête, comme notre tête en est le modèle réduit ?

 

 

- Il serait bon de revenir sur ce mot BERECHIT extrêmement riche, aussi à la lumière scientifique !

 

 

- Le 4° Evangile commence en grec par " en archè " . Il nous éclaire . Ce mot "archè" signifie en français : commencement, principe, origine, source , fondement, cause première, droit de commander, pouvoir, autorité, domination, souveraineté , charge, magistrature, Empire, Etat, gouvernement, archétype...

 

 

Cela nous renvoie bien aux deux premiers chapitres de Genèse.

 

 

 

 

 

 

 

Sur GENÈSE 1, " en vrac, ces petites phrases,"

de quelqu'un qui a désiré rester anonyme.

 

“- Toute la Bible met en tête la vision d’un Dieu qui crée. Il ne détruit pas, il construit. Il fait preuve d’intelligence, d’imagination, d’un grand sens de l’organisation.

 

- Sans Dieu, tout resterait informe, vide de sens, privé de but.

 

- Quand Dieu intervient, il agit avec efficacité et comme sans se fatiguer.

 

- J’aime bien cette autre traduction de la première ligne de la Bible: Quand Dieu commença de créer le ciel et la terre , la terre était....” Cette traduction nous invite à imaginer que ciel et terre existent, mais qu’ils ne fonctionnent pas: ils sont tohu bohu, ils vont à hue et à dia. Dans cette perspective, créer n’est pas d’abord fabriquer mais penser, distinguer, mettre en perspective, séparer ce qui ne doit pas rester magma en fusion mais devenir distinct et entrer en relation pour que puisse exister une multitude de réalités nouvelles.

 

 

- Première intervention: séparer lumière et obscurité, nommer ce qui fait jour et ce qui fait nuit. Bonne chose.

 

- Seconde intervention: séparer deux masses d’eaux,celle d’en-bas et celle d’en-haut.

 

- Troisième intervention: séparer les eaux d’en bas de tout le sec, océans et continents.Ce qui permet au sec de produire végétation et arbres. Bonne chose, bon résultat. Dieu apprécie.

 

- Quatrième intervention: séparer les jours et les nuits, les saisons et le temps, la lumière du jour venant du soleil et celle de la nuit, venant de la lune et des étoiles. Après un soir et un matin, voici le quatrième jour. Bonne chose.

 

- Séparer ce qui vit dans l’eau et ce qui vit hors de l’eau. Dieu les bénit tous. Bonne chose que cette cinquième intervention.

 

- Et ce qui vit sur terre ?

 

-Distinguer entre les animaux vivant sur terre, les grands et les petits, les sauvages et les domestiques. Bonne chose que voilà.

 

-Mais : “et l’humain dans tout cela,”. Nous y voilà.

 

Dieu pense, va jusqu’au bout de ses capacités créatrices: “Faisons les êtres humains; qu’ils soient comme une image de nous, une image vraiment ressemblante!” Voici du pluriel en Dieu:”faisons...à notre image”.

 

Et un second pluriel qui distingue le divin et l’humain, en montrant les liens capables de les unir.

 

Ni les astres, ni les éléments, ni même les autres vivants qui existent déjà ne portent l’image divine. Leurs “valeurs” ne sont pas les mêmes.

 

Troisième pluriel: entre les humains, voici le masculin et le féminin. Autre distinction, autre séparation, autre capacité de relation. Que Dieu bénit largement, dont il désire multiplication. En leur donnant mission, masculin et féminin ensemble, de conduire, de diriger, de développer, de distinguer et de faire marcher dans l’harmonie tout ce qui existe sur terre. Et, cette fois encore, “ceci se réalisa”. Et Dieu vit alors que tout ce qu’il avait fait était une très bonne chose. Ce fut sa sixième intervention. Celle qui mettait l’histoire sur ses rails, et l’homme en haut de toutes choses terrestres, en sa qualité d’icône de Dieu, d’image de lui. Tous les humains avaient carte libre pour devenir ressemblance de Dieu.

 

- Dieu pouvait être satisfait. Tout pouvait réussir au ciel et sur terre, notamment chez les humains. L’essentiel était en place. Dieu pouvait maintenant admirer, se réjouir, vivre l’histoire entière comme un septième jour: celui de la joie, de la fin des travaux de création pour s’adonner aux joies de l’admiration. Repos de l’ordonnateur, satisfaction du créateur.

 

 

- Six jours pour agir, et le septième pour admirer.

 

- J’aime bien tout ce qui suggère ce premier chapitre de la Bible.

 

- On y trouve une lumière sur toutes choses et d’abord sur l’être humain, sur les rythmes du temps et de la vie, sur ce qui est bon et ce qui est au sommet du bon.

 

- Vivre et créer, voici le bonheur. Apprécier et entrer en relation, voilà l’oeuvre que Dieu aime.

 

- Où est le mal, en tout cela? - Tout confondre, vivre en pessimiste, refuser de penser, ne jamais créer, ne rien multiplier, mélanger le bien et le mal, déprécier ce qui est beau, préférer ce qui est vil, détruire la vie au lieu de lui donner toutes ses chances.

 

- Décidément, avec son allure de texte apparemment naïf à réserver aux naïfs, cette première page de la Bible en dit très long sur ce que nous sommes et ce que nous devrions être, nous, les gardiens de la planète, nous, les icônes de Dieu, nous, hommes et femmes reflétant le divin, rendant visible ce qui est divin.”

 

 

AUTRES REFLEXIONS à partir d'un GOUPE DE LECTIO DIVINA

 

Globalement

 

Bereschit….

 

Ces 3 premiers chapitres de la Genèse sont une merveille de poésie (au sens de la beauté du texte), de concision (tout est dit en quelques pages) et de précision sur l’univers et l’homme qui y apparait en un endroit minuscule, la planète Terre.

 

J’aime beaucoup le leitmotiv « Elohîm voit : quel bien ! ». Il faut attendre l’an 2000 pour commencer à réaliser la beauté de la planète et la nécessité de la protéger.

 

1.27 : « Elohîm crée le glébeux à sa réplique, mâle et femelle il les crée ».

 

Puis 2.7, « Elohîm forme le glébeux -Adâm : il insuffle en ses narines haleine et vie ». C’est peut-être là que l’homo sapiens devient un homme : libre (non programmé comme les animaux), percevant la dimension interrelationnelle de l’homme et découvre certainement l’amour. C’est la faute à Cathy, mais j’ai perdu mes illusions sur l’homme depuis que j’ai appris qu’Isha « est bien la chair de ma chair », différente mais parfaitement égale et complémentaire….

 

Chap. 3 l’homme est créé libre mais attention aux douces propositions mensongères du rusé serpent : « Non, vous ne mourrez pas car Elohîm sait que du jour où vous en mangerez vos yeux se dessilleront et vous serez comme Elohîm … » C’est le prix de notre liberté : nous sommes des hommes et non des dieux ! C’est précisément notre relation à Dieu qui peut nous faire accéder à la vie divine. C’est au fond la compréhension de notre vie sur terre.

 

On ne peut pas lire la Bible, et surtout ces 3 premiers chapitres d’une façon intemporelle car l’on ne peut pas négliger ce que les découvertes récentes de la science nous ont apporté. Après les débats sur l’astronomie et l’héliocentrisme, puis la biologie avec la théorie de l’évolution des espèces, on découvre aujourd’hui que l’univers, la matière ou le vivant sont infiniment plus complexes que l’on ne l’imaginait. Ceci nous éclaire sur la grandeur de la création conçue par une intelligence qui nous dépasse complètement.

 

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Au début Dieu crée tout ex nihilo : c’est le big-bang, puis les lois physiques que nous découvrons peu à peu expliquent la formation des étoiles et des planètes. De la matière on arrive à l’homme qui n’est possible qu’après des milliards d’années et pas mal d’explosions d’étoiles !

 

L’homme continuera à chercher à comprendre, Dieu lui a confié le monde. Newton pensait qu’il y avait une barrière infranchissable avec la pensée de Dieu. Elle n’est peut-être pas infranchissable mais à une distance infinie !

 

Le monde évolue-t-il ? Oui certainement. Les masses dans l’univers évoluent ; les animaux évoluent pour s’adapter depuis leur apparition sur la terre. Pour l’homme il est vraiment trop récent ; depuis ses origines lointaines il est certainement passé par bien des stades ( Neandertal et Homo sapiens n’ont pas les mêmes gènes par exemple).

 

Toutes ces évolutions ne sont pas le fait du hasard, mais résultent de la complexité de la création qui lui permet son adaptation dans l’univers.

 

Je pense que Dieu nous ayant confié sa création, veille quand même sur elle et donc sur nous : c’est le fameux 7ème jour de la création pendant lequel il se repose et qui dure toujours, mais peut-être ne dort-il que d’un œil…. (Jean Claude)

 

 

Ce que vous m’avez apporté, Catherine. Un nouveau regard, une compréhension différente de la Genèse depuis mon éducation religieuse. Partir de l’hébreu m’a appris l’étymologie, le sens réel des mots. Je pointe le doigt sur l’essentiel du message de la parole de Dieu. Je ne comprends pas tout. Je remercie Dieu de m’avoir donné la liberté. (AR)

 

Volontairement, je ne reprends pas les notes prises lors de nos rencontres. Je préfère en dire ce qui, spirituellement, intellectuellement, m’a grandi.

 

La genèse, c’est une belle histoire pleine de poésie. Dieu créait… le ciel, la terre, la lumière, l’obscurité, la mer, les animaux et puis l’homme et sa côte … la pomme. Ca devient un peu triste avec Adam et Eve, le paradis perdu…Dieu se reposa le septième jour. Les créationnistes sont passés par là… et puis les scientifiques me rassurent : c’est bien une histoire mais, avec vous, je découvre que c’est l’histoire du peuple de Dieu.

 

C’est une grande évidence, votre apport linguistique, étymologique ouvre des horizons nouveaux. Ces textes fondamentaux pour notre foi ne m’étaient pas accessibles. Il donne à penser autrement, en adulte, ce Dieu créateur plein d’amour. L’agapée de Dieu…. Quelle merveille !! De plus, nous sommes des hommes libres. « Le serpent » m’a fait comprendre que je suis libre d’aimer en vérité. Je n’avais jamais pensé ma liberté avec autant de confiance en Dieu. Vous m’avez amené à rentrer dans l’Esprit de Dieu (un peu). Je suis de sa famille…

 

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La Genèse commence par le terme « en Tête » C’est le commencement, le principe, chef. On peut dire dans ce mot même que Dieu est là, « l’Alpha et l’Oméga… Il est, Il était et Il vient, le Maître de tout » (Ap. 1,8)

 

° « Au commencement Dieu créa » : Le terme hébreu « Elohîm » est un mot pluriel alors que le verbe est au singulier. Hébraïsme ? Influence du polythéisme ambiant ? Evocation inspirée de la Trinité, de la Parole faite chair en Jésus ?

 

Ces termes nous interpellent. Le pluriel « les Dieux » nous laisse penser qu’il pourrait s’agir de la Trinité. En effet, au verset 2, « le souffle de Dieu » (Ruwah = esprit) planait au-dessus des eaux ». Au verset 3, Dieu crée par sa parole. Parole et création sont intimement liées. Jésus est la parole de Dieu faite chair. St jean au Chap 1 verset 1 de l’Evangile nous dit : « au commencement était le Verbe et le Verbe était avec Dieu et le Verbe était Dieu. » (Jean 1,1) et Paul répète : « En Lui (Jésus) ont été crées toutes choses… » (Col. 1,16). Elohîm (terme pluriel) semble être le signe de la présence du Père, du Fils et de l’Esprit qui sont « UN » puisque le Verbe est au singulier.

 

°Dieu Crée à partir de rien, du néant. Il crée de A à Z et l’univers et la matière, Tout ce qui existe vient de Dieu. Le désordre est total, l’obscurité totale mais quelque chose va advenir.

 

° Dieu dit : le mot est repris dix fois. Il faut dix paroles pour créer, de même qu’il faudra dix commandements pour créer un peuple nouveau capable de se tourner vers Dieu.

 

° Au verset 3 Dieu créa la lumière, et la sépara des ténèbres. La lumière c’est la vie, à l’opposé des ténèbres ou de l’obscurité, domaine de la mort, du mal, lieux de tous les dangers. Pour exister, il faut séparer. Toute créature passe de la nuit au jour. (de la non existence à l’existence).

 

° Les ténèbres ne sont pas supprimées. Dieu est là, dans toutes les obscurités, toutes les nuits humaines, toutes les insignifiances, tous les riens mais aussi dans tous les levers de vie.

 

° Dieu continue de séparer ou de distinguer pour créer.

 

° Il prépare un environnement agréable en vue de la création de l’humain. La vie vient sur la terre ferme, les astres règlent le temps. Les végétaux et les animaux portent en eux la possibilité de multiplication et d’évolution. Il y a de nouveau profusion, grouillement, explosion de vie et surabondance.

 

« Dieu vit que cela était bon. » Dieu veut le bonheur de l’homme.

 

° Au verset 26, Dieu crée, à partir de la terre, l’homme à son image pour devenir sa ressemblance. L’humain est créé à « l’image » d’Elohim, expression répétée 3 fois. La « ressemblance », elle, demeure à faire. L’humain a tout ce qu’il faut pour ressembler à Dieu : il ne doit pas rester inactif, mais fréquenter Dieu pour devenir semblable à lui. L’être humain, l’adam, le terreux, le glébeux, est intimement lié à la terre. Celle-ci lui est confiée : s’il détruit la terre, il se détruit lui-même et inversement. L’homme est créé mâle et femelle et Dieu, en les bénissant, leur donne la responsabilité sur sa création. Il fait confiance à l’homme et il voit que cela est très bon.

 

° Ce poème de la Création, peut être lu, comme notre propre histoire personnelle.

 

On retrouve beaucoup de similitudes entre le déroulement de l’histoire de la Création et le déroulement de notre vie. Sortir des eaux du placenta (première barrière) pour vivre sur la terre, au sec.

 

Faire grandir cette vie donnée à l’image de Dieu, pour qu’elle devienne de plus en plus en Christ, le seul être totalement à la ressemblance de Dieu, que nous n’atteindrons qu’après la barrière de la mort, à la résurrection.

 

Au septième jour, quand le cosmos entier est achevé, dieu chôme. Il rend Saint ce jour en le consacrant. De même, il est bon pour l’être humain de prendre du temps entièrement réservé à Dieu.

 

( Marie Noëlle, Danielle)

 

 

« BeReschit.…En tête….Dès les commencements, il est question de ce qui est considéré actuellement comme le plus élaboré de notre univers connu, l’intelligence humaine, à priori localisée dans notre tête.

 

Elohim voit la lumière : quel bien ! Je reste émerveillée par cette phrase, c’est simple et essentiel. Je ne peux que me sentir en harmonie avec ces Elohim. La lumière nous est indispensable, c’est d’ailleurs le symbole du Christ ressuscité.

 

Elohim sépare la lumière de la ténèbre. Lumière et ténèbre mêlées, cela ne donne rien, nada. L’action de séparer, révèle la beauté de la lumière, lui permet de se manifester à tous, et aussi délimite ce qui est ténèbre ; ce qui est sombre dans le monde, dans nos vies : par exemple le mal qui fait souffrir, la peur, la mort, le néant ou le non-sens, existent, mais aussi profonde et noire soit cette ténèbre, Elohim lui a fixée une limite. Il y a la place de la lumière : quel bien ! » (Christiane M )

 

 

« Un auteur « inspiré » donne au lecteur sa compréhension de la création du monde en « 7 »jours ( 7 étapes). Création par Elohim qui à partir du 3 ème jour est « satisfait » de ce qu'il a fait.

 

Au départ « tohu bohu » (bing bang) les ténèbres, on ne voit rien, le désordre. Mais déjà le souffle de l'esprit, (notion d'âme? D'intuition?) sans cette lumière rien n'est possible Lumière pour voir , comprendre, lumière intérieure Notion de jour et nuit; ( éclair de compréhension, de « Grâce » alternant avec doute) Notion de séparation: le ciel et la terre ( le spirituel du terre à terre)

 

Tout ce premier châpitre est comme un flash, une vision sur l'évolution, une invitation à comprendre: pour cela décortiquer, séparer, nommer, classer,dire, voir, sentir L'auteur utilise tous ces sens pour organiser en 7 jours , visualiser, expliquer la création.du ciel et de la terre, y compris le 6 ème jour de l'être humain. Le septième jour c'est le repos: (bénédiction, bonheur, plénitude devant l'oeuvre accomplie) » (Alice B.)

 

Réflexion globale

 

« Ces rencontres de "lectio divina" ont été pour nous un temps de redécouverte et d'approfondissement de La GENÈSE. Un temps pour goûter la beauté et la poésie du texte; mesurer l'importance de chaque élément créé dans l'organisation et le fonctionnement de l'univers ;reconnaître la place centrale de l'homme et sa grandeur au sein de la Création. Les connaissances linguistiques de Catherine apportent un éclairage nouveau, très intéressant, à notre lecture et nous confortent dans l'idée que La Genèse est un texte inspiré .

 

Le soin , l'attention apportés par Dieu dans toute son oeuvre créatrice nous révèle un DIEU d'AMOUR . Il met ce monde à notre disposition . Qu'en faisons -nous? Sujet d'actualité brûlant !(l’environnement)...D'autres questions restent posées , exemple :pourquoi le mal et la souffrance apparaissent-ils en même temps que l'homme?... » (Monique M.)

 

 

« Nous avons remarqué que l’étude des textes de la Genèse étaient pour nous comme une passerelle entre ce que nous comprenions et ce que nous avions appris. Genèse 1, une façon beaucoup plus précise de concevoir la création, mais surtout plus accessible.

 

Une question nous préoccupe : nous connaissons nos origines, mais l’ultime question est la suivante : d’où vient Dieu : y a-t-il eu un créateur pour lui ? Voltaire disait aussi « L'univers m'embarrasse, et je ne puis songer queue cette horloge existe et n'ait point d'horloger ». Mais si nous n’avons ni attention ni intérêt pour l’Horloger ? Notre conclusion : Crois pour comprendre, et comprends pour croire. En-tête, en premier, en début de tout » (Christian et Anne Marie J.)

 

« Attachée aux symboles, j’apprécie la Bible pleine de symboles. Elle ne contredit pas la Science : elle conforte la foi. Tous créés à l’image de Dieu. Mais pourquoi cette absence d’harmonie entre les êtres ? Les différences, conflits, guerres ?» (Geneviève R)

 

« On a plus étudié que médité. Le mot à mot des textes est important : le Christ Sauveur encore plus. Il révèle à la fin ce que Dieu révèle en début de Bible. Les « correspondances » entre la Bible, la science, la géographie ne me convainquent pas en raison des incessantes découvertes scientifiques. Mais j’en garde la certitude qu’il n’y a pas de contradiction entre le sens de la Bible et les sciences. J’ai apprécié le souci de la vérité précise de Catherine et l’approche spirituelle de Jean Charles. Rappel de Priscille et Aquilas. » (Marcel O.)

 

« Le récit biblique nourrit mon imagination d’enfant. L’adulte en moi se pose des questions. J’attends la compréhension de ce mystère dans l’au-delà » (Josette T.)

 

« Rester à la Bible de mon enfance ? Elle me parlait de 2 dieux : l’un rigoureux, l’autre amour. Le Dieu inexprimable et le dieu du mal (manichéisme). On nous parlait des « belles histoires de la Bible », l’histoire sainte, sur laquelle ma sœur avait écrit trois fois zut- Et si c’était le même Dieu qui se révélait déjà avec Isis, Osiris, Akenathon, pour l’ensemble des peuples ? » (plusieurs)

 

« L’important : Dieu Créateur, Dieu Amour, Dieu Beauté, Dieu Tendresse. Il est ruisseau, fleuve, rivière. Il est le vent, la pluie le soleil. Il est la petite abeille. Il est la Vie. DIEU TOUT : la respiration, la douleur, la joie, la voix entendue dans le jardin au souffle du jour. Dieu Père : si grand, je suis si petite…Dieu l’Alpha, l’Oméga, Dieu des hommes du passé, du présent, de l’avenir. Notre Sauveur » (Marie Claude S.)

 

Chap 1

 

« Place centrale de l’Humain et sa grandeur. Le soin apporté par Dieu à la création révèle un Dieu d’Amour. Il met ce monde à notre disposition : qu’en faisons-nous ? » ( Monique et Lucienne).

 

Au tout commencement Elohïm (Dieu, le Créateur) parle, et tout ce qu’il dit se réalise : le ciel, la terre, la lumière, les ténèbres ; ensuite viennent les nuages, les océans et la terre fertile. La création est faite pour se perpétuer. L’herbe et les arbres se régénèreront donc. Le firmament s’éclaire du soleil, de la lune et des étoiles. La notion du temps est introduite (jour/nuit).

 

Elohïm crée la vie animale dans les eaux et le ciel avec la mission de se reproduire, puis l’être humain « Adâm ». Les animaux tout comme l’être humain sont bénis. L’être humain doté d’intelligence doit commander, maîtriser les animaux et la végétation. Elohïm crée tout cela en 6 jours. (Catherine B.)

 

- « Le début de la Genèse est vraiment un texte «fondateur» pour une réflexion sur le sens de la vie, son origine et la place de l'homme dans la Création.

 

En tête, le chaos, le tohu-bohu. Ywh Elohim, souffle créateur, sépare et ordonne les éléments, le minéral, le végétal et l'animal. Surtout, il impulse l'élan de vie appelé à se répandre.

 

Avec Marcel, nous en avons rediscuté et apprécié cette idée de séparation originelle: Dieu n'est pas la Création, Il lui donne son existence propre avec ses lois certes mais aussi son autonomie par rapport à lui. Quand il voit que «tout cela est bon», il crée l'être humain, l'Adam (mâle et femelle) à son image et ressemblance: doué de la capacité de parler, de conscience et de mémoire. Et il lui confie la création, lui donnant la responsabilité de donner un nom à chaque créature, de réguler et maîtriser. » (Pierre R.)

 

- « Dieu créateur ne s'émerveille vraiment qu'au 6 ème jour quand toute l'oeuvre est créée. L'ordonnancement est bon. …...Mais quel ordonnancement au XXI ème siècle ?? » (Marie Madeleine R )

Les DIX PAROLES du Créateur

 

(traduction mot à mot selon l’ATI notamment) Il me paraît intéressant de recopier, pour les méditer, les dix premières paroles de Dieu, dans la Bible. Dieu ici est nommé Elohim.

 

1. « Que soit lumière » (verset 3, jour UN)

 

2. « Que soit une voûte au milieu des eaux et qu’elle soit séparant entre les eaux par rapport aux eaux » (verset 6, jour deuxième) Cette étendue Elohim la « fit » et l’appella « les cieux ».

 

3. «Que s’amassent les eaux au-dessous les cieux vers un lieu un et que soit vu le sol sec » (9, jour troisième, première partie)

 

4. « Que fasse verdir la terre verdure herbe ensemençant semence, arbre à fruit faisant fruit selon son espèce que sa semence en lui sur la terre » (11, troisième jour seconde partie)

 

5. « Qu’il soit des luminaires dans la voûte des cieux pour distinguer entre le jour et entre la nuit et qu’ils soient signes et pour des rencontres et pour des jours et pour des années. Et ils seront luminaires dans la voûte des cieux pour éclairer sur la terre » (14, quatrième jour)

 

6. « Que grouillent les eaux bête grouillante être vivant et oiseau qu’il vole au-dessus de la terre sur la face de la voûte des cieux » (20, cinquième jour)

 

7. « Portez du fruit et devenez nombreux et emplissez les eaux dans les mers et l’oiseau qu’il devienne nombreux sur la terre » (22, cinquième jour)

 

8. « Que fasse sortir la terre être vivant selon son espèce bête et bestiole et animal de la terre selon son espèce » (24, sixième jour, première partie)

 

9. « Que nous fassions être humain (adam) dans (b en hébreu) notre image (tselem, ad imaginem, kat’eikona) comme (k en hébreu) notre ressemblance (demout, similitudinem, kat’homoiôsin) et qu’ils commandent sur le poisson de la mer et sur l’oiseau des cieux et sur la bête et sur toute la terre et sur toute la bestiole celle qui remue sur la terre » (26, sixième jour seconde partie)

 

( Et créa Elohim l’être humain (adam) dans son image (tselem) dans l’image (tselem) d’Elohim il créa lui, mâle et femelle il créa eux. Et bénit eux Elohim et dit à eux Elohim :).L’adam est créé dans l’image, selon le modèle divin : la ressemblance reste à venir, à faire .

 

10. « Portez du fruit et devenez nombreux et emplissez la terre et soumettez-la et commandez sur le poisson de la mer et sur l’oiseau des cieux et sur tout animal celui qui remue sur la terre » (Et dit Dieu) « Voici j’ai donné à vous toute herbe ensemençant semence qui sur la face de toute la terre et tout l’arbre que en lui un fruit de arbre ensemençant semence pour vous sera nourriture Et à tout animal de la terre et à tout oiseau des cieux et à tout remuant sur la terre que en lui un souffle vivant toute verdure herbe pour nourriture » (28-30, sixième jour, troisième partie)

 

 

Dieu dit et c’est – Dieu parle et ça existe –

 

Dieu voit ce qui est : Bon ! (6 fois) Très bon ! (1 fois)

 

Dieu seul prend la parole ; Dieu seul est origine, principe, ordonnateur.

 

 

Actions de Dieu (7 actions du Créateur)

 

1.il crée (mots hébreu, latin, grec) bara, creavit, epoiesen ; : lumière ; monstres marins, tous les êtres vivants, rampants dont grouillent les eaux selon leur espèce ; l’adam dans son image, dans l’image d’Elohim il le crée, mâle et femelle il les crée.

 

2.il sépare, distingue (bâdal, separavit, diechorisen) lumière/ténèbre ; eaux )

 

3. il donne des noms (qâra’, appellavit, ekalesen) (jour/nuit ; ciels ; terre/mers )

 

4.il fait (‘asâh, fecit, epoiesen) l’étendue séparatrice des eaux d’au-dessous des eaux d’au-dessus (râqîa, stéréoma, firmamentum, solidité. Voûte désigne un élément cintré couvrant un espace entre deux appuis); deux grands luminaires, un grand pour le jour, un petit pour la nuit et les étoiles ; l‘animal de la terre selon son espèce, et la bête selon son espèce et toute bestiole du sol selon son espèce ;

 

5.il bénit (‘brk,benedixit,eulogesen) (vivants dans l’eau, volant dans l’air ; l’adam mâle et femelle ; le 7è jour et le sanctifie car en lui il s’arrête de tout son ouvrage de création pour faire, ab omni opere suo quod creavit Deus ut faceret) )

 

6il ordonne (portez du fruit, devenez nombreux et emplissez les eaux dans les mers , et l’oiseau qu’ils deviennent nombreux sur la terre - portez du fruit et devenez nombreux et emplissez la terre et soumettez-la et commandez sur le poisson de la mer de la mer et sur l’oiseau des cieux et sur tout animal qui remue sur la terre)

 

7.il donne (nourriture)

 

 

Regard global sur le chapitre 1 de Genèse.

 

-Le « principe de tout » concerne d’abord le rapport à Dieu comme origine de tout le cosmos, de la planète terre et de tout ce qui existe et vit avec en son sommet l’humain, mâle et femelle, icône du créateur, penseur, organisateur et ordonnateur.

 

-Cet ensemble constitue un univers « ordonné » , plein d’ordre . Un monde « bon ». Un monde ouvert aux relations que le Créateur a voulues, relations avec Lui relations entre les vivants, particulièrement les humains.

 

-Le Créateur y est présenté comme un être Libre, non contraint par une nécessité quelconque ou par des drames. Il est Premier, il a l’initiative.

 

-Le Créateur y est présenté comme généreux, aimant la surabondance en tout, la diversité entre les espèces. Il est Bienveillant sans aucune réserve.

 

-Il est d’abord Lumière et Vie, donnant à tout ce qui vit la capacité de donner la vie à son tour, pour prendre place dans la chaîne de la vie.

 

-L’harmonie est voulue par le Créateur : tous les moyens pour la développer sont mis en place. L’harmonie doit grandir entre tout ce que Dieu suscite, du macrocosme au microcosme, avec mission donnée aux humains de gouverner pour le bien de tout et de tous.

 

-L’humain est créé dans l’image d’Elohim, selon ce modèle. Ceci est répété trois fois. Il lui reste à ressembler au modèle, à devenir comme sa ressemblance. (Comparer cependant avec Gn 5,1-3 : Elohim crée être humain, dans sa ressemblance (b , demout) il fait, mâle et femelle il les créa et il appela leur nom adam au jour où ils furent créés…Adam engendra (yâlad) dans (b) sa ressemblance (demout) comme (b) son image (tselem) et il appela son nom Seth (accordé, posé, fondement).

 

-Le septième jour est l’avenir, à venir et revenir régulièrement. Il rythme l’harmonie des relations entre le Créateur et les Humains.

 

Cette présentation des origines est totalement originale par rapport aux grands récits rédigés et racontés antérieurement chez les Sumériens, les Babyloniens, les Akkadiens (comparer avec Enouma Elish (IIè millénaire, babylonien, présentant Tiamat, mère des eaux, formant avec Apsou le chaos aqueux dont Mardouk va fendre le corps pour créer de l’ordre ; il fera ensuite naître l’homme du sang de Kingou, un dieu traître), le poème d’Atra-Hasis (XVIIè siècle qui montre des hiérarchies de dieux qui font naître l’humain pour décharger les dieux des obligations de l’existence) et l’épopée de Guilgamesh (qui met en scène le serpent volant au roi Ourouk la plante de l’immortalité).

 

Les rédacteurs de Genèse 1 connaissaient bien ces Récits mythiques : il les avaient probablement découverts pendant la captivité à Babylone (597-539 av JC). Ils ont manifestement utilisé des éléments de ces récits d’origines tout en les vidant de leurs idées dominantes : multiples divinités, rapport de domination des divinités sur les humains, leurs esclaves. Le Monothéisme remplace le polythéisme. Le Créateur fait l’humain à son image et comme sa ressemblance. Il lui remet la création, avec mission d’en assurer la gouvernance de génération en génération.

 

La mission des animaux tient en 3 verbes (porter du fruit, devenir nombreux, emplir) ; celle des humains comporte deux verbes en plus : commander et soumettre. Maîtriser, non pas gaspiller ou détruire. Tel doit être le rapport de l’Humain avec l’environnement.

 

Ces rédacteurs organisent leur récit autour du rythme hebdomadaire, 7 jours, 6 jours d’activité pour « faire », avec le jour 7, sanctifié par le Créateur, sanctificateur et donc à vivre saintement dans la relation Créateur-Créé. (« Le sabbat est fait pour l’homme », dira Jésus. Il est pour le bien de l’humain.).

 

Ces rédacteurs ont été « inspirés » par l’Esprit du Créateur. Ils ont ainsi donné au Créateur sa juste et première place. Ils ont déroulé en six jours ou périodes l’œuvre de création d’une telle manière qu’on y retrouve beaucoup d’éléments découverts par les scientifiques des siècles récents, du macrocosme au microcosme. L’hominisation se serait faite en six périodes au long de six millions d’années : primate ancestral, australopithèque, homo habilis, homo erectus, homo sapiens, et homo sapiens sapiens voici environ 100.000 ans, et depuis environ 10 mille ans, l’agriculture, la domestication des animaux, la création de villes, de l’écriture, du droit etc….

 

Rien de ce que dit ce texte, correctement lu, ne contredit ce que disent les sciences. La lecture attentive du texte montre que tout commence par la lumière, continue par les eaux, que la terre fait germer tout ce qui ensuite deviendra semence, que les durées sont calculées sur le soleil et le rythme lunaire, que les eaux (mayim) grouillent d’animaux vivants, que ce qui vole se multiplie dans les cieux (shâmayim), que les animaux terrestres se reproduisent entre mâles et femelles, que les humains aussi ont une constitution animale mais également une dimension divine et un appel à la relation, à la maîtrise, au gouvernement, à l’ordonnancement à la ressemblance d’Elohim-créateur.

 

Beaucoup de nos connaissances scientifiques actuelles peuvent être considérées comme des évocations, des illustrations ou des confirmations de ce que dit le texte exceptionnellement riche de Genèse 1.

 

Lire et Relire, analyser et méditer ce texte nous aide à trouver notre juste place dans le cosmos, dans la relation au Créateur, dans les relations entre masculin et féminin.

 

Beaucoup de textes bibliques évoquent Genèse 1 quand ils parlent de la Création et des humains :

 

Psaumes 8, 102/103, 103/104,138/139, 146/147,148, Isaïe 45.7-13, Amos 5,8 ; 9,6 ; 4,13 - La mère des 7 garçons, 2 Maccabées 7 - Tobie 8, 6-7) - Daniel 3 – Sagesse ch 2 ; 7, 8, 9, 10 à 12(l’histoire, œuvre de la sagesse de Dieu) et, dans le Nouveau Testament, JEAN ch.1, 3, 4, 7, 12 sur la Lumière, la Vie, l’Eau, et l’Apocalypse , révélation sur le sens de l’histoire et l’apothéose ou accomplissement de la Création, ch. 21 et 22 particulièrement.

 

Le Christ Jésus se présentera comme Parole de Dieu, Lumière et Vie du Monde, venu parmi les humains pour les aider à se laisser engendrer de Dieu, d’eau et d’Esprit, pour devenir ressemblances de Dieu, fils et filles d’un Dieu-Père, après avoir tous commencé par naître « de chair et de sang ».

 

Jean Charles

 

 

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