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Les textes et leurs commentaires

Traduction de "la Bible expliquée" dans la colonne de GAUCHE -Commentaires de "la Bible expliquée" dans la colonne du CENTRE- Commentaires de Jean Charles Thomas dans la colonne de DROITE.

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puis les Commentaires de la BIBLE EXPLIQUEE,

et enfin les COMMENTAIRES de Jean Charles THOMAS

Message de Vie annoncé à Marie

Arcabas, peintre

Traduction en Français courant de

"la Bible expliquée"

avec les autorisations de l'éditeur

 

 

 

Deutéronome 4

1 à 8

 

Mettre en pratique

la loi de Dieu

 

1Israélites, continua Moïse, obéissez aux lois et aux règles que je vous enseigne à mettre en pratique. Elles vous permettront de vivre, et vous pourrez prendre possession du pays que le Seigneur, Dieu de vos ancêtres, vous donne. 2N’ajoutez rien aux commandements que je vous transmets de la part du Seigneur votre Dieu, n’en retranchez rien non plus : mettez-les tous en pratique. 3Vous avez vu de vos propres yeux comment le Seigneur votre Dieu a agi dans l’affaire du dieu *Baal de Péor : il a exterminé tous ceux de votre peuple qui avaient rendu un culte à ce dieu ; 4mais vous qui êtes restés fidèles au Seigneur votre Dieu, vous êtes tous encore en vie aujourd’hui. 5Vous le savez, je vous ai enseigné des lois et des règles, comme le Seigneur mon Dieu me l’a ordonné ; vous les mettrez en pratique quand vous serez dans le pays dont vous allez prendre possession. 6Si vous les mettez soigneusement en pratique, les autres nations qui auront connaissance de ces lois vous considéreront comme sages et intelligents ; on dira de vous : « Quelle sagesse, quelle intelligence il y a dans cette grande nation !» 7En effet, existe-t-il une autre nation, même parmi les plus grandes, qui ait des dieux aussi proches d’elle que le Seigneur notre Dieu l’est pour nous chaque fois que nous l’appelons à l’aide ? 8Existe-t-il une autre nation, même parmi les plus grandes, qui possède des lois et des règles aussi justes que celles contenues dans le code de la loi que je vous présente aujourd’hui ?

Jacques 1

17 à 27

Épreuves et tentations 12Heureux est l’homme qui demeure ferme dans l’épreuve ; car après avoir prouvé sa fermeté, il recevra la *couronne de victoire, la vie éternelle que Dieu a promise à ceux qui *l’aiment.

13Si quelqu’un est *tenté, qu’il ne dise pas : « C’est Dieu qui me tente.» Car Dieu ne peut pas être tenté de mal faire, et il ne tente lui-même personne. 14En réalité, tout être humain est tenté quand il se laisse entraîner et prendre au piège par ses propres désirs ; 15ensuite, tout mauvais désir conçoit et donne naissance au *péché ; et quand le péché est pleinement développé,

il engendre la mort.

16Ne vous y trompez pas, mes chers frères : 17tout don excellent et tout cadeau parfait descendent du *ciel ; ils viennent de Dieu, le créateur des lumières célestes.

 

Et Dieu ne change pas, il ne produit pas d’ombre par des variations de position. 18Il a voulu lui-même nous donner la vie par sa Parole, qui est la vérité, afin que nous soyons au premier rang de toutes ses créatures.

Écouter et agir

19Rappelez-vous bien ceci, mes chers frères : chacun doit être prompt à écouter, mais lent à parler et lent à se mettre en colère ; 20car un homme en colère n’accomplit pas ce qui est juste aux yeux de Dieu. 21C’est pourquoi, rejetez tout ce qui salit et tous les excès

dus à la méchanceté.

Accueillez avec humilité la parole que Dieu plante dans votre coeur, car elle a le pouvoir de vous sauver.

22Ne vous faites pas des illusions sur vous-mêmes en vous contentant d’écouter la parole de Dieu ; mettez-la réellement en pratique.

23 Car celui qui écoute la parole sans la mettre en pratique ressemble à un homme qui se regarde dans un miroir et se voit tel qu’il est. 24 Après s’être regardé, il s’en va et oublie aussitôt

comment il est.

25En revanche, il y a celui qui examine attentivement la loi parfaite qui nous procure la liberté, et il s’y attache fidèlement ; il ne se contente pas de l’écouter pour l’oublier ensuite, mais il la met en pratique.

Eh bien, celui-là sera *béni dans tout ce qu’il fait.

26Si quelqu’un croit être religieux et ne sait pas maîtriser sa langue, il se trompe lui-même : sa religion ne vaut rien.

27Voici ce que Dieu, le Père, considère comme la religion *pure et authentique :

prendre soin des orphelins et des veuves dans leur détresse,

et se garder de toute tache due à l’influence de ce monde.

Marc 7

1 à 23

 

L’enseignement transmis par les ancêtres

(Voir aussi Matt 15.1-9)

1Les *Pharisiens et quelques *maîtres de la loi venus de Jérusalem s’assemblèrent autour de Jésus. 2Ils remarquèrent que certains de ses *disciples prenaient leur repas avec des mains *impures, c’est-à-dire sans les avoir lavées selon la coutume. 3En effet, les Pharisiens et tous les autres *Juifs respectent les règles transmises par leurs ancêtres : ils ne mangent pas sans s’être lavé les mains avec soin 4et quand ils reviennent du marché, ils ne mangent pas avant de s’être purifiés. Ils respectent beaucoup d’autres règles traditionnelles, telles que la bonne manière de laver les coupes, les pots, les marmites de cuivre [et les lits].

 

5Les Pharisiens et les maîtres de la loi demandèrent donc à Jésus : « Pourquoi tes disciples ne suivent-ils pas les règles transmises par nos ancêtres, mais prennent-ils leur repas avec des mains impures ?» 6Jésus leur répondit : « Ésaïe avait bien raison lorsqu’il *prophétisait à votre sujet ! Vous êtes des hypocrites, ainsi qu’il l’écrivait : “Ce peuple, dit Dieu, m’honore en paroles, mais de coeur il est loin de moi. 7 Le culte que ces gens me rendent est sans valeur, car les doctrines qu’ils enseignent ne sont que des prescriptions humaines.” 8Vous laissez de côté les commandements de Dieu, dit Jésus, pour respecter les règles transmises

par les hommes. »

 

9Puis il ajouta : «Vous savez fort bien rejeter le commandement de Dieu pour vous en tenir à votre propre tradition ! 10*Moïse a dit en effet : “Respecte ton père et ta mère”, et aussi “Celui qui maudit son père ou sa mère doit être mis à mort.” 11Mais vous, vous enseignez que si un homme déclare à son père ou à sa mère : “Ce que je pourrais te donner pour t’aider est Corban” – c’est-à-dire “offrande réservée à Dieu” –, 12il n’a plus besoin de rien faire pour son père ou sa mère, vous le lui permettez.

13De cette façon, vous annulez l’exigence de la parole de Dieu par la tradition que

vous transmettez.

Et vous faites beaucoup d’autres choses semblables. »

 

Les choses qui rendent un homme impur

(Voir aussi Matt 15.10-20)

 

14Puis Jésus appela de nouveau la foule et dit :

« Écoutez-moi, vous tous, et comprenez ceci : 15Rien de ce qui entre du dehors en l’homme ne peut le rendre *impur. Mais ce qui sort de l’homme, voilà ce qui le rend impur.

[16Écoutez bien, si vous avez des oreilles pour entendre !] »

 

17Quand Jésus eut quitté la foule et fut rentré à la maison, ses *disciples lui demandèrent le sens de cette image. 18Et il leur dit :

« Êtes-vous donc, vous aussi, sans intelligence ? Ne comprenezvous pas que rien de ce qui entre du dehors en l’homme ne peut le rendre impur, 19car cela n’entre pas dans son coeur, mais dans son ventre, et sort ensuite

de son corps ?»

Par ces paroles, Jésus déclarait donc que tous les aliments peuvent être mangés.

20Et il dit encore :

« C’est ce qui sort de l’homme qui le rend impur. 21Car c’est du dedans, du coeur de l’homme, que viennent les mauvaises pensées qui le poussent à vivre dans l’immoralité, à voler, tuer, 22commettre l’adultère, vouloir ce qui est aux autres, agir méchamment, tromper, vivre dans le désordre, être jaloux, dire du mal des autres, être orgueilleux et insensé. 23Toutes ces mauvaises choses sortent du dedans de l’homme et le rendent impur.»

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Commentaires de

"la Bible expliquée"

avec les autorisations de l'éditeur

 

 

Deutéronome 4

1 à 8

La loi, sagesse par excellence (4.1-8)

Au chap.1, l’Horeb apparaît comme le point de départ de la marche au désert (1.6).

 

Cet itinéraire s’achève à la fin du chap.3 (v. 29),

dans la vallée de Beth-Péor où la scène du discours de Moïse est supposée se dérouler.

 

Dans le chap.4, il ne s’agit plus du passé,mais du présent et de l’avenir.

D’ailleurs, dans le texte hébreu, le premier verset commence par «Et maintenant, Israël, écoute».

 

Cette transition introduit une nouvelle partie du discours dont l’objet principal sera l’écoute de la volonté de Dieu et sa mise en pratique.

 

On y voit apparaître des thèmes nouveaux: les lois, les règles (v.1, 5, 8), les commandements (v.2).

 

Il ne s’agit pas d’une contrainte que le peuple d’Israël devrait subir mais d’un privilège unique accordé par Dieu au peuple qu’il a choisi ; cette législation ouvre en effet sur la sagesse parfaite, un art de vivre qui ne peut venir que de Dieu (v.6-8).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Jacques 1

17 à 27

 

 

 

Dieu ne tente personne (1.12-18)

 

Dieu peut-il être tenu pour responsable du mal commis par les humains ?

La réponse est catégorique: Dieu n’entraîne personne à faire le mal. C’est la force du mal qui agit en chacun.

 

Le croyant est appelé à résister fermement à la tentation, sachant que toutes les grâces, celle de la persévérance, comme celle de la vie, viennent du Dieu généreux, qui ne change pas.

 

Mettre en pratique la Parole (1.19-27)

 

L’homme heureux est celui qui a entendu la Parole que Dieu a inscrite dans son coeur et qui y trouve le fondement de son existence.

 

Son écoute attentive le rendra libre et fera de lui un témoin auprès des autres.La qualité de son accueil à la Parole se manifestera dans des actions concrètes, en particulier celles qui visent à soulager les détresses.

 

Les belles paroles ne doivent pas prévaloir sur les actes

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Marc 7

1 à 23

 

 

 

 

Des traditions qui

faussent la Parole

(7.1-13)

 

Jésus développe un enseignement centré sur l’exigence de la

Parole de Dieu.

 

Les Pharisiens respectaient scrupuleusement un ensemble de prescriptions destinées à traduire la volonté de Dieu dans

la vie quotidienne.

 

Pour Jésus, la tradition des anciens n’a de valeur que si elle est en accord avec la Parole de Dieu (És 29.13).

 

Par exemple, prétexter une offrande faite à Dieu pour se soustraire à son devoir d’assistance vis-à- vis de ses parents est une

attitude malhonnête.

 

Ceux qui préfèrent leurs traditions particulières à la volonté de Dieu exprimée dans la Bible risquent de passer à côté de l’essentiel.

 

 

 

L’impureté vient du coeur (7.14-23)

De façon persuasive et très concrète, Jésus démontre que la véritable impureté de l’homme ne vient pas de l’extérieur, mais se situe

dans son coeur.

Là, naissent les désirs mauvais qui souillent

l’être humain.

 

Commentaires de

Jean Charles Thomas

 

Deutéronome 4

1 à 8

 

Au chapitre 4 du Deutéronome, la scène est censée se dérouler dans la vallée de Beth-Péor. Moïse s'adresse au Peuple en commençant par "Et maintenant, Israël, écoute".

Il rappelle au Peuple les lois et coutumes "que vous donne Yhwh" pour que vous puissiez vivre pleinement.

Il précise d'emblée que Dieu ne les impose pas d'abord comme des preuves d'obéissance ou de soumission mais comme sagesse d'existence.

Avec pédagogie Moïse affirme que les peuples voisins admirent l'intelligence et la sagesse de ces lois de vie. Seul un Dieu proche des humains est capable de les inventer, de les formuler et d'en demander la pratique.

Un dieu de type païen n'en aurait jamais eu l'idée, faute de connaître les humains ou de s'intéresser à eux.

Quelle chance a donc le Peuple d'Israël ! Qu'il apprécie cette chance au lieu de la gaspiller en suivant un Baal local qui les conduirait à une mort certaine.

 

Le thème du lien entre la pratique des ordres de Yahvé et la vie épanouie, source de bonheur, reviendra sans arrêt dans la suite du Deutéronome, jusqu'au sommet final du troisième et dernier "discours" de Moïse, en 30, 11-20.

*

Cette réflexion peut s'appliquer à toutes les lois et prescriptions édictées par des autorités religieuses (chrétiennes ou autres), civiles ou sociales.

Le Bien commun des personnes doit en être le but central. Elles doivent être adaptées à l'état de l'Humanité dans le temps et dans l'espace.

Il faut les supprimer quand elles sont devenues obsolètes.

L'éducation religieuse, civique, sociale, politique, syndicale devrait enseigner ce fondement des codes et des lois.

Les vrais sages sont ceux qui gardent l'esprit critique ou de discernement. Les insensés sont ceux qui ne voient pas plus loin que le bout du texte qu'on leur a appris et qui le mettent en pratique comme des moutons de Panurge, même lorsqu'ils finissent par comprendre que ces coutumes ne construisent rien d'utile.

 

 

 

 

 

Jacques 1

17 à 27

L'auteur auquel est attribuée cette lettre ne fait pas partie des Douze

- n'est pas l'un des fils de Zébédée, les pêcheurs ( Jacques fait l'objet d'un culte à Compostelle)

- ni le Jacques fils d'Alphée.

 

Ce Jacques appartient à la famille de Jésus, comme José, Jude, et Simon (Marc 6,3). Paul l'appelle "frère du Seigneur" (Gal 1,19). Jean 7, 2 à 9, mentionne qu'il n'eut pas toujours confiance en Jésus.

Il est devenu un personnage influent dans la communauté de Jérusalem (Actes ch 12, 15 et 21). Son intervention fut déterminante lors de l'assemblée de Jérusalem (en 50/51).

Jacques écrit aux chrétiens d'origine juive dispersés dans le monde gréco-romain, notamment en Syrie et en Egypte.

Il donne un certain nombre de conseils tirés du Judaïsme revisité par le Christ.

Beaucoup sont mis à l'épreuve (foi, moeurs, opposition). Jacques les invite à en voir l'aspect positif. L'épreuve développe l'esprit d'endurance qui engendre souvent des progrès ou approfondissements.

Si l'épreuve dépasse les capacités de résistance, il faut prier en demandant un supplément de sagesse. Cette prière sera exaucée si elle est faite avec confiance. Celui qui se laisse aller au doute ressemble à une vague qui va et vient sans jamais se stabiliser: il est trop instable pour progresser.

Certains regrettent de ne pas faire partie des personnes en vue, reconnues. Jacques leur rappelle que même le riche demeure fragile, comme la fleur qui finit toujours par se flétrir.

Mieux vaut rester fier de sa condition modeste.

Ne pas confondre l'épreuve et la tentation. L'épreuve agit comme un test de qualité et de solidité quand on la traverse sans perdre confiance envers Dieu. Elle devient tentation quand on commence à pactiser avec le manque de confiance, à devenir complice des passions intérieures qui habitent en nous. En ce sens, Dieu ne nous pousse jamais à penser ou à faire ce qui est mal et qu'il désapprouve. Il n'est pas pervers.

Le Père nous comble. Tout ce qui nous est "donné" d'en-haut suscite chez le croyant du Bien et de la Lumière.

Les Paroles de Dieu ( lues dans les Ecritures ou proposées par les Envoyés du Seigneur, apôtres) sont un cadeau à accueillir, à apprécier, à comprendre et à mettre en pratique. Se contenter de les écouter ou d'en parler doctement ne sert à rien. Par contre, s'efforcer d'en comprendre le Sens pour en vivre devient source d'une vraie liberté et d'un grand bonheur intérieurs.

Les paroles ne constituent pas une preuve : elles peuvent tromper. Les actes, eux, donnent la mesure de notre engagement religieux.

En résumé, la religion pure et sans tache consiste à visiter les orphelins et les veuves dans leur détresse, à se garder de toute souillure due à l'influence de l'esprit de ce monde.

 

Marc 7

1 à 23

 

Quelques Pharisiens et scribes arrivent de Jérusalem, probablement pour enquêter sur Jésus, ce Galiléen dont on commence à parler en haut lieu.

Premières observations, premières remarques: Jésus et ses disciples ne respectent pas les prescriptions officielles du Judaïsme avant ou pendant les repas. Ce faisant, ils se "souillent", sont incorrects, "impurs", désobéissants.

Les enquêteurs interrogent donc Jésus, considéré comme responsable de ces comportements déviants.

Riposte immédiate de Jésus: vous êtes bien comme vos ancêtres que les prophètes critiquaient de la part de YHWH: hypocrites, tatillons sur les prescriptions sans importance et infidèles aux grands commandements. Jésus cite Isaïe sur la déformation du culte que Dieu demande, par exemple sur les détournements de fonds destinés à subvenir aux besoins des nécessiteux.

( Is. 29, 1-3 et 1, 11-17 ; Exode 20, 12). Les enquêteurs ont matière à réflexion personnelle. Ils doivent aussi transmettre aux Officiels de Jérusalem.

Après avoir vertement contredit les spécialistes de la loi religieuse Jésus s'adresse à la foule.

Il énonce d'abord un principe fondamental, notamment au sujet des aliments « permis » ou « interdits » :

« Ce qui souille l’être humain, c’est ce qui sort de lui et non pas ce qui pénètre en lui ».

Ni la foule ni les disciples ne semblent comprendre.

De retour à la maison, les disciples interrogent Jésus sur le sens de cette «parabole» entre l’extérieur et l’intérieur de l’humain.

Jésus commence par traiter ses proches de « gens sans intelligence ».

Ce n’est pas la seule fois que Marc rapporte ce mouvement

d’agacement de Jésus.

Est-ce donc si difficile de comprendre que l’intérieur, c’est la conscience, c’est le cœur, la volonté de la personne : la source de ses pensées, de ses décisions, de ses actes ?

Si le cœur est habité par des intentions mauvaises, les actes qui en découleront seront mauvais. C’est évident.

Et Jésus donne une liste de dix actions qui souillent l’humain.

Pour enfoncer le clou, Jésus devient très réaliste. Il décrit l’opération

« nourriture » des humains :

les aliments rentrent par la bouche, passent dans le ventre, et sortent dans les « lieux d’aisance ». Rien de tout cela ne souille l’humain.

En quelques mots, Jésus « déclarait ainsi que tous les aliments sont purs »:

tout bon juif croyant pouvait donc les manger sans scrupule religieux. Stupéfiant comme libération religieuse !

Voici deux grand principes de discernement. Simples. Evidents. Fondés. Parfaitement valables pour notre génération.

1 L’être humain est responsable de ce qu’il décide librement, en sachant que c’est contraire à la volonté de Dieu.

Les « commandements de Dieu » et la liste des dix actions mauvaises citée par Jésus permettent d’identifier ce que Dieu réprouve. Tu sais que c’est mal, tu veux quand même le faire, alors que personne ne t‘y oblige : tu es responsable : tu t’es souillé toi-même.

2. Il faut distinguer les prescriptions venant de Dieu, et celles que les autorités humaines ont jugées utiles à un moment ou l’autre de l’histoire.

Ces traditions-là varient : un jour on les impose, ensuite on les oublie ou on les remplace par d’autres qui seront elles-mêmes supprimées un jour.

 

Réfléchissons, distinguons, choisissons de faire ce que Dieu veut…et prenons du recul par rapport aux traditions et habitudes religieuses d’un moment.

Dieu, qui nous jugera, est intelligent.

Est-ce vraiment difficile à comprendre ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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