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Les textes et leurs commentaires

Traduction de "la Bible expliquée" dans la colonne de GAUCHE -Commentaires de "la Bible expliquée" dans la colonne du CENTRE- Commentaires de Jean Charles Thomas dans la colonne de DROITE.

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puis les Commentaires de la BIBLE EXPLIQUEE,

et enfin les COMMENTAIRES de Jean Charles THOMAS

Message de Vie annoncé à Marie

Arcabas, peintre

Traduction en Français courant de

"la Bible expliquée"

avec les autorisations de l'éditeur

 

 

 

Genèse 3

9 à 15

L’homme et la femme

chassés du jardin d’Éden

1Le serpent était le plus rusé de tous les animaux sauvages que le Seigneur avait faits. Il demanda à la femme : « Est-ce vrai que Dieu vous a dit : “Vous ne devez manger aucun fruit du jardin” ?» 2La femme répondit au serpent : « Nous pouvons manger les fruits du jardin. 3Mais quant aux fruits de l’arbre qui est au centre du jardin, Dieu nous a dit : “Vous ne devez pas en manger, pas même y toucher, de peur d’en mourir.” » 4Le serpent répliqua : «Pas du tout, vous ne mourrez pas. 5Mais Dieu le sait bien : dès que vous en aurez mangé, vous verrez les choses telles qu’elles sont, vous serez comme lui, capables de savoir ce qui est bon ou mauvais. » 6La femme vit que les fruits de l’arbre étaient agréables à regarder, qu’ils devaient être bons et qu’ils donnaient envie d’en manger pour acquérir un savoir plus étendu. Elle en prit un et en mangea. Puis elle en donna à son mari, qui était avec elle, et il en mangea, lui aussi. 7Alors ils se virent tous deux tels qu’ils étaient, ils se rendirent compte qu’ils étaient nus. Ils attachèrent ensemble des feuilles de figuier, et ils s’en firent chacun une sorte de pagne. 8Le soir, quand souffle la brise, l’homme et la femme entendirent le Seigneur se promener dans le jardin. Ils se cachèrent de lui parmi les arbres.

9Le Seigneur Dieu appela l’homme et lui demanda: « Où es-tu ?» 10L’homme répondit : « Je t’ai entendu dans le jardin. J’ai eu peur, car je suis nu, et je me suis caché. » –

11« Qui t’a appris que tu étais nu, demanda le Seigneur Dieu ; aurais-tu goûté au fruit que je t’avais défendu de manger ?» 12L’homme répliqua :

« C’est la femme que tu m’as donnée pour compagne ; c’est elle qui m’a donné ce fruit, et j’en ai mangé. »

13Le Seigneur Dieu dit alors à la femme : « Pourquoi as-tu fait cela ?» Elle répondit : « Le serpent m’a trompée, et j’ai mangé du fruit. »

14Alors le Seigneur Dieu dit au serpent : «Puisque tu as fait cela, je te maudis. Seul de tous les animaux tu devras ramper sur ton ventre et manger de la poussière tous

les jours de ta vie.

15 Je mettrai l’hostilité entre la femme et toi, entre sa descendance et la tienne. La sienne t’écrasera la tête, tandis que tu la mordras au talon. » 16Le Seigneur dit ensuite à la femme : «Je rendrai tes grossesses pénibles, tu souffriras pour mettre au monde tes enfants. Tu te sentiras attirée par ton mari, mais il dominera sur toi. » 17Il dit enfin à l’homme : «Tu as écouté la suggestion de ta femme et tu as mangé le fruit que je t’avais défendu. Eh bien, par ta faute, le sol est maintenant maudit. Tu auras beaucoup de peine à en tirer ta nourriture pendant toute ta vie ; 18 il produira pour toi épines et chardons. Tu devras manger ce qui pousse dans les champs ; 19 tu gagneras ton pain à la sueur de ton front, jusqu’à ce que tu retournes à la terre dont tu as été tiré.

Car tu es fait de poussière,

et tu retourneras à la poussière. »

20L’homme, Adam, nomma sa femme Ève, c’est-à-dire Vie, car elle est

la mère de tous les vivants.

21Le Seigneur fit à l’homme et à sa femme des vêtements de peaux de bête

et les en habilla.

22Puis il se dit : «Voilà que l’homme est devenu comme un dieu, pour ce qui est de savoir ce qui est bon ou mauvais. Il faut l’empêcher maintenant d’atteindre aussi l’arbre de la vie ; s’il en mangeait les fruits, il vivrait indéfiniment. »

23Le Seigneur Dieu renvoya donc l’homme du jardin d’Éden, pour qu’il aille cultiver le sol dont il avait été tiré.

24Puis, après l’en avoir expulsé, le Seigneur plaça des *chérubins en sentinelle devant le jardin d’Éden. Ceux-ci, armés de l’épée flamboyante et tourbillonnante, devaient garder l’accès de l’arbre de la vie.

2 Corinthiens 4

13 à ch 5, 1

13L’Écriture déclare : « J’ai cru, c’est pourquoi j’ai parlé. » Nous aussi, dans le même *esprit de foi, nous *croyons et c’est pourquoi nous parlons. 14Nous savons en effet que Dieu, qui a ramené le Seigneur Jésus de la mort à la vie, nous ramènera aussi à la vie avec Jésus et nous fera paraître avec vous en sa présence. 15Tout ce que nous endurons, c’est pour vous ; de cette façon, la *grâce de Dieu atteint de plus en plus de personnes, en augmentant ainsi le nombre de prières de reconnaissance exprimées à la gloire de Dieu.

Vivre par la foi

16C’est pourquoi nous ne perdons jamais courage. Même si notre être physique se détruit peu à peu, notre être spirituel se renouvelle

de jour en jour.

17La détresse que nous éprouvons en ce moment est légère en comparaison de la gloire abondante et éternelle, tellement plus importante, qu’elle nous prépare. 18Car nous portons notre attention non pas sur ce qui est visible, mais sur ce qui est invisible. Ce qui est visible est provisoire, mais ce qui est invisible dure toujours. 1Nous savons, en effet, que si la tente dans laquelle nous vivons – c’est-à-dire notre corps terrestre – est détruite, Dieu nous réserve une habitation dans les cieux, une demeure non faite par les hommes, qui durera toujours. 2Et nous gémissons maintenant, car notre désir est grand d’être recouverts de notre habitation céleste ; 3en effet, nous serons vêtus et non pas nus. 4Oui, aussi longtemps que nous vivons dans cette tente terrestre, nous gémissons comme sous un fardeau. Ce n’est pas que nous voudrions être débarrassés de notre corps terrestre, mais nous souhaitons être revêtus du corps céleste, afin que ce qui est mortel soit

absorbé par la vie.

5C’est Dieu lui-même qui nous a destinés à cela,

et il nous a accordé son *Esprit comme garantie des biens

qu’il nous réserve.

 

 

 

Marc 3

20 à 35

 

La famille de Jésus veut l’emmener

20Jésus se rendit ensuite à la maison. Une telle foule s’assembla de nouveau que Jésus et ses *disciples ne pouvaient même pas manger. 21Quand les membres de sa famille apprirent cela, ils se mirent en route pour venir le prendre, car ils disaient : « Il a perdu la raison !»

 

Jésus répond à une accusation portée

contre lui

(Voir aussi Matt 12.22-32 ;

Luc 11.14-23 ; 12.10)

 

22Les maîtres de la loi qui étaient venus de Jérusalem disaient : «Béelzébul, le *diable, habite en lui !»

Et encore : «C’est le chef des esprits mauvais qui lui donne le pouvoir de chasser ces esprits !»

23Alors Jésus les appela et leur parla en utilisant des images : «Comment Satan peut-il se chasser lui-même ? 24Si les membres d’un royaume luttent les uns contre les autres, ce royaume ne peut pas se maintenir ; 25et si les membres d’une famille luttent les uns contre les autres, cette famille ne pourra pas se maintenir. 26Si donc Satan lutte contre lui-même, s’il est divisé, son pouvoir ne peut pas se maintenir mais prend fin. 27«Personne ne peut entrer dans la maison d’un homme fort et s’emparer de ses biens, s’il n’a pas d’abord ligoté cet homme fort ; mais après l’avoir ligoté, il peut s’emparer de tout dans sa maison.

28Je vous le déclare, c’est la vérité : les êtres humains pourront être pardonnés de tous leurs *péchés et de toutes les insultes qu’ils auront faites à Dieu. 29Mais celui qui aura fait insulte au Saint-Esprit ne recevra jamais de pardon, car il est coupable d’un péché éternel. »

30Jésus leur parla ainsi parce qu’ils déclaraient : « Un esprit mauvais habite en lui. »

La mère et les frères de Jésus

(Voir aussi Matt 12.46-50 ;

Luc 8.19-21)

31La mère et les frères de Jésus arrivèrent alors ; ils se tinrent en dehors de la maison et lui envoyèrent quelqu’un pour l’appeler.

32Un grand nombre de personnes étaient assises autour de Jésus et on lui dit :

« Écoute, ta mère, tes frères et tes soeurs sont dehors et ils te demandent. »

33Jésus répondit :

« Qui est ma mère et qui sont mes frères ?»

34Puis il regarda les gens assis en cercle autour de lui et dit : «Voyez : ma mère et mes frères sont ici. 35Car celui qui fait la volonté de Dieu est mon frère, ma soeur ou ma mère. »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Commentaires de

"la Bible expliquée"

avec les autorisations de l'éditeur

 

 

Genèse 3

9 à 15

 

De la Genèse à l’Apocalypse (3.20-24)

 

Le mot hébreu adam est parfois traduit par «être humain » (1.27 ; 2.7), parfois par «homme» (2.15; 3.10).

 

Ici, il devient un nom propre, Adam, car la femme porte désormais le sien :

Ève, « la Vie».

 

Ce nom atteste que même si la mort fait partie de l’existence humaine,

la vie donnée et protégée

par Dieu,

se transmettra toujours,

permettant la victoire finale sur le mal (Apoc 12.9-17).

 

Le chemin de l’arbre de vie n’est pas fermé à jamais :

la fin de la Bible chrétienne redonne accès à cet arbre symbolique de la vie que Dieu propose à l’homme (Apoc 2.7 ; 22.14,19).

 

 

L’évocation du paradis perdu ne veut pas provoquer la nostalgie d’un âge d’or

à jamais perdu,

mais l’attente d’une création délivrée du mal.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

2 Corinthiens 4

13 à ch 5, 1

 

 

Toujours pleins de courage (4.16–5.10)

 

Paul est certain que notre être se prolongera au-delà de la vie présente :

 

le corps terrestre est appelé à se détruire peu à peu,

 

mais l’Esprit accorde déjà un renouvellement intérieur.

 

 

Ce corps terrestre, marqué par la faiblesse,

sera remplacé par un corps céleste, animé par l’Esprit, présenté comme une habitation nouvelle ou un nouveau vêtement.

 

 

 

Il importe de chercher dès maintenant à plaire au Seigneur (5.9),

qui se charge lui-même

de notre avenir éternel.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Marc 3

20 à 35

 

 

 

 

 

 

 

L’insulte au Saint-Esprit (3.22-30)

 

On accuse Jésus d’être possédé du démon

et d’agir par Béelzébul,

un autre nom donné

au diable.

 

 

Jésus démontre,

en utilisant leurs propres méthodes,

combien l’accusation des maîtres de la loi est

illogique.

 

 

 

Il dénonce leur

égarement coupable,

encore plus grave que l’incrédulité :

ne pas reconnaître Dieu lorsqu’il parle ou qu’il agit

est une insulte contre lui.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Commentaires de

Jean Charles Thomas

 

Genèse 3

9 à 15

Depuis le verset 4 du chapitre 2 jusqu'au verset 24 du chapitre 3, le rédacteur de ce texte symbolique donne au Créateur son titre complet: Yhwh Dieu, Yahvé Elohim, le "Je suis" qui fait alliance avec le petit peuple hébreu (Exode 3) et le Dieu, Elohim de l'univers honoré par les peuples de l'Orient.

 

En hébreu l'être humain est ici appelé "adam", (glébeux, façonné avec de l'eau et de la poussière, "adamah", terre rouge cultivable, couleur du sang qui se dit "dam".).

Cet "humain" désigne le masculin et le féminin.

Yhwh Elohim lui communique son propre Souffle pour en faire un être Vivant: il lui insuffle son Souffle des Vies ( biologique, affective, psychique, intellectuelle, spirituelle, religieuse, amoureuse: Gn 2, 7)

Yhwh Elohim bâtit un côté de l'être humain ( et non pas une côte) pour en faire la compagne (ishah, féminin, épouse) de son compagnon (ish, masculin, époux).

Les deux ont égale dignité.

Ils sont partenaires, vis-à-vis, face à face, aide l'un pour l'autre.

Yhwh Elohim donne à ce couple mission - devenir "une seule chair"

- cultiver ensemble la terre adamah du jardin fertile planté par YE en Eden (désignant la steppe infertile, presque désertique)

- d'y être heureux,

- d'entretenir avec Lui une relation de dialogue harmonieux, quotidien.

Le jardin symbolise un lieu agréable, organisé, fleuri, planté d'arbres, où l'eau coule. Il y fait bon vivre.

YE, qui a planté ce jardin, invite généreusement le couple à bénéficier de ce lieu idéal.

(complément sur le jardin Iranien, symbole inspirant le rédacteur de ce texte)

* Mais à l'instigation de l'Opposant à YE ( symbolisé par le serpent, avisé, retors, menteur) le couple se délite en écoutant le serpent: d'où le soupçon, l'accusation de l'autre, le refus de responsabilité.

Le couple perd l'harmonie chaleureuse envers YE.

*

Alors, toutes les relations se dégradent:

- d'abord entre les deux époux, ainsi que la relation à la maternité, à l'éducation, la domination du masculin, la relation au travail, relation avec la nature.

- Relation avec YE, propriétaire résidant du Jardin.

Ayant perdu sa place dans le jardin, le couple en sort et rejoint la steppe, le désert, l'eden et y mène une existence pénible.

- YE veille à ce que le couple n'ait pas les moyens de retourner dans le jardin par ses propres moyens. Le Serpent lui a fait croire qu'il pouvait être l'égal de YE. Le couple s'est laissé piéger par le Menteur, le Pervers. Il s'est dépouillé stupidement des avantages que YE lui avait donnés gratuitement, généreusement.

L'auteur de ce texte symbolique veut faire réfléchir ses lecteurs.

Non pas à un déroulement historique qui aurait eu lieu jadis, mais à son statut actuel.

Quiconque médite attentivement ce texte qui fait partie du Patrimoine de l'humanité depuis plus de 2.500 ans, peut y découvrir ses joies et ses tristesses, ses bonheurs et ses malheurs. Sa difficulté à demeurer en relation confiante avec Yhwh Elohim. Sa propension à se croire capable de tout, à devenir sa propre idole. Chacun peut décrypter sa naïveté devant des hypothèses mensongères ou perverses.

L'inventeur inspiré de ce texte symbolique laisse un espoir au couple: la femme aura une descendance qui s'opposera au Serpent et finira par lui écraser la tête. Le Serpent gardera toujours les moyens de mordre au talon, pour ralentir la marche en avant du couple humain.

Les grands livres de la Bible reprendront les symboles de ce texte génial, probablement écrit pendant l'exil d'Israël en pays persan ou iranien.

Les évangiles et particulièrement celui de Jean en reprendront les mots : vie, souffle, masculin, féminin, soupçon, désir, préférence pour la mauvaise connaissance du réel ou pour ce qui engendre ce qui est mauvais, préférence pour ce qui est ténébreux et non pas lumineux, pour ce qui divise et sépare et non pas ce qui édifie, construit ou élève. Le dernier livre de la Bible,l'Apocalypse, la Révélation, censé révéler l'avenir définitif des humains, annoncera une réussite absolue, un couple rénové descendant du ciel, amoureusement reconstruit par Yhwh Elohim, une Terre nouvelle, des Cieux nouveaux, un Jardin avec des Arbres merveilleux, plantés de chaque côté d'un fleuve et donnant feuilles et fruits chaque mois. L'antique Serpent n'y aura pas accès. Un fils de la Femme aura triomphé de "l'antique serpent" et de ceux qui l'auront admiré ou servi.

Plus besoin de soleil: Dieu illuminera chacun. Plus besoin de sanctuaire: Dieu résidera au cœur de chaque personne. Alors, tout sera "accompli", parvenu à sa plénitude (Apocalypse 22). Compléments sur Genèse chapitres 2 et 3 avec traduction plus proche de l'hébreu et commentaires...

 

 

 

 

 

2 Corinthiens 4

13 à ch 5, 1

 

Paul vient de justifier ses choix pastoraux devant certains Corinthiens qui ont émis des critiques à son égard. A cette occasion, il a ouvert son cœur, avec flamme et sincérité. Il espère être désormais mieux connu ...et reconnu de ses frères.

* Il réaffirme ce qui le motive: l'amour pour le Christ et rien d'autre. Bouleversé par le Christ qui a tout donné pour sortir les humains de leur connivence avec le mal, Paul consacre son temps à faire connaître le Seigneur pour aider ceux qui croient en Lui à devenir eux-mêmes des vivants, pleinement renouvelés.

* Selon Paul, la mort et la résurrection du Christ demeurent l'événement dominant l'histoire humaine.

Touchés par cet Amour affrontant le mal qui blesse ou tue les humains, les frères chrétiens reçoivent le désir et le courage de "convertir" leur façon de penser, de vivre, d'aimer, de servir: un retournement à 180 degrés, Ils peuvent se laisser réconcilier avec Dieu.

* Fort de cette expérience, chaque chrétien devrait se considérer comme un ambassadeur envoyé à ses proches pour les inviter à faire la même expérience.

: se laisser réconcilier avec Dieu et avec les autres,

vivre en paix avec Dieu et les autres, collaborer aux réconciliations actuellement indispensables entre les groupes humains, les peuples, les générations.

Aucun chrétien ne devrait garder pour lui seul, égoïstement, le bonheur de vivre en réconcilié et réconciliateur.

Se replier sur soi constitue la preuve qu'on n'a pas encore fait l'expérience chrétienne de réconciliation grâce à l'amour envers le Christ.

Tel est le cœur du Message que Paul propose aux Corinthiens...

et à tous les chrétiens.

 

 

 

 

 

Marc 3

20 à 35

 

Critiques et insinuations malveillantes contre Jésus sont ici rapportées par l’évangéliste Marc.

D’abord de la part de sa parenté.

Ses proches jugent qu’il en fait beaucoup trop, ne prenant même pas le temps de manger. Ils viennent donc pour mettre fin à cette activité débordante qu’ils attribuent à hyper excitation mentale. Marc est le seul évangéliste à rapporter ce jugement négatif formulé par la parenté de Jésus.

Des spécialistes de la Loi juive assistent à la scène. Ils en profitent pour porter une accusation perfide contre Jésus.

 

 

Un démon intérieur le conduit : il lui est tellement soumis qu’il en est devenu complice: s’il chasse tant de démons, c’est qu’il a partie liée avec eux, notamment avec leur chef au nom méprisable, Beelzéboul, « le baal des mouches ».

Jésus a entendu : il leur fait signe de s’approcher.

Il riposte en employant deux comparaisons.

Tout royaume divisé contre lui-même court à sa perte. Et si on veut dévaliser la maison d’un homme fort bien protégé, il faut d’abord le lier pour l’empêcher de se défendre.

Et Jésus enchaîne par une terrible critique de la mauvaise foi :

il la compare à un péché contre l’Esprit,

à un refus des évidences.

Une telle mauvaise foi demeure impardonnable tant qu’on persiste à se boucher les yeux pour ne pas voir la lumière.

Oui, insiste Jésus, tout est pardonnable, sauf ce rejet de la vérité, cette déformation systématique des actes et des intentions du Fils de l’Homme. Marc évoque ainsi l’opposition farouche des certains intellectuels religieux envers Jésus.

Leur opposition va enfler jusqu’à devenir accusation systématique, haine et décision finale de meurtre pour faire taire cette voix qui vient de Dieu.

Marc rappelle ainsi que Jésus se comporte en homme courageux, libre, engagé dans la mission reçue du Père.

 

Ni sa mère, ni ses frères ne peuvent l’enfermer dans la chaleur des relations familiales.

Jésus le déclare tout net : quiconque fait la volonté de Dieu est pour lui un frère, une sœur, une mère.

 

Marie, sa mère, conserve ainsi doublement la première place dans son cœur puisqu’elle fait la volonté du Père comme personne d’autre dans cette foule.

 

Simple information: en lisant le mot "foule" n'imaginons surtout pas des centaines de personnes. Les maisons de l'époque pouvaient difficilement accueillir plus d'une vingtaine de personnes...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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