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Les textes et leurs commentaires

Traduction de "la Bible expliquée" dans la colonne de GAUCHE -Commentaires de "la Bible expliquée" dans la colonne du CENTRE- Commentaires de Jean Charles Thomas dans la colonne de DROITE.

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puis les Commentaires de la BIBLE EXPLIQUEE,

et enfin les COMMENTAIRES de Jean Charles THOMAS

Méditer, Voir intérieurement, Prier

Arcabas, Christ d'Emmaüs

Traduction en Français courant de

"la Bible expliquée"

avec les autorisations de l'éditeur

 

 

Sagesse 2

12...17-20

1Ils tiennent de faux raisonnements quand ils se disent les uns aux autres : « Notre vie est courte et pleine de tristesse. Lorsque la fin arrive, aucun homme n’a le moyen de l’éviter et l’on ne connaît personne qui soit revenu du monde des morts. 2C’est par hasard que nous sommes nés et, après notre départ, ce sera comme si nous n’avions jamais existé. Notre respiration est une vapeur sans consistance ; la pensée n’est qu’une étincelle produite par le battement de notre coeur : 3quand elle s’éteint, le corps devient cendre et l’esprit se dissipe comme l’air insaisissable. 4Après quelque temps, les gens oublient jusqu’à notre nom et personne ne se souvient plus de nos actions. Notre existence s’écoule sans laisser plus de traces qu’un nuage ; elle disparaît comme le brouillard chassé par les rayons du soleil et dissipé par sa chaleur. 5Notre vie est une ombre qui passe ; le moment de notre fin est irrévocable, il est définitivement fixé et nul ne peut revenir en arrière. 6«Eh bien, jouissons donc des biens présents ! Avec l’ardeur de la jeunesse, profitons de ce monde ! 7Buvons les meilleurs vins, respirons les parfums les plus rares, ne manquons pas de cueillir les fleurs du printemps. 8Portons des couronnes de roses avant qu’elles se fanent. 9Qu’aucune prairie ne soit exclue de nos fêtes effrénées, laissons partout des signes de notre joie débordante. Voilà à quoi nous avons droit, telle est la part qui nous est due ! 10«Exploitons les gens pauvres et honnêtes, montrons-nous sans pitié pour les veuves et sans respect pour les cheveux blancs des vieillards. 11Pour nous, c’est la force qui doit prouver qui a raison, car la faiblesse ne mène décidément à rien.

12Tendons des pièges à l’homme juste : il nous gêne, il s’oppose à ce que nous faisons, il nous reproche de désobéir à la loi et nous accuse d’être infidèles à l’éducation que nous avons reçue. 13Il prétend connaître Dieu et se déclare enfant du Seigneur. 14Il est un reproche vivant pour notre façon de penser ; nous ne pouvons pas supporter même de le regarder. 15Il ne vit pas comme les autres gens, sa conduite est toute différente. 16A ses yeux, nous ne valons pas plus que de la fausse monnaie; il s’écarte de nous comme d’un tas d’ordures. Il affirme que le sort réservé aux justes, à la fin, c’est le bonheur et il se vante d’avoir Dieu pour père.

17Mais nous verrons bien s’il a raison de parler ainsi ! Nous allons vérifier comment s’achève sa vie. 18Si le juste est réellement enfant de Dieu, celui-ci viendra à son aide et le délivrera de ses ennemis. 19Eh bien, mettons-le à l’épreuve en le tourmentant cruellement : nous saurons ainsi jusqu’où va sa douceur, nous pourrons juger de sa patience. 20Condamnons-le à une mort déshonorante ; si l’on en croit ce qu’il dit, Dieu interviendra en sa faveur !» 21Voilà comment raisonnent ces gens-là ; mais ils se trompent, car leur méchanceté les aveugle. 22Ils ignorent les intentions secrètes de Dieu ; ils n’ont jamais espéré en une récompense accordée à qui mène une vie sainte et ils ne croient pas à l’honneur réservé aux êtres irréprochables. 23Or, Dieu a créé les humains en les destinant à une vie immortelle, il les a faits à l’image de ce qu’il est lui-même. 24C’est à cause de la jalousie du *diable que la mort est entrée dans le monde et les partisans du diable doivent la subir.

Jacques 3

16 à 4,3

 

La sagesse qui vient d’en haut

13Quelqu’un parmi vous pense-t-il être sage et intelligent ? Qu’il le prouve par sa bonne conduite, par des actes accomplis avec humilité et sagesse. 14Mais si vous avez le cœur plein d’une jalousie amère et d’esprit de rivalité, cessez de vous vanter d’être sages, en faussant ainsi la vérité. 15Une telle sagesse ne descend pas du *ciel ; elle est terrestre, trop humaine, diabolique même. 16Car là où règnent jalousie et esprit de rivalité, il y a aussi le désordre et toute espèce de mal. 17Mais la sagesse d’en haut est *pure, tout d’abord ; ensuite, elle est pacifique, douce et raisonnable ; elle est riche en bonté et en actions bonnes ; elle est sans parti pris et sans hypocrisie. 18Ceux qui créent la paix autour d’eux sèment dans la paix et la récolte qu’ils obtiennent, c’est une vie juste.

L’amitié pour le monde 1D’où viennent les conflits et les querelles parmi vous ? Ils viennent de vos passions qui combattent sans cesse au-dedans de vous.

2Vous désirez quelque chose, mais vous ne pouvez pas l’avoir, et alors vous êtes prêts à tuer ; vous avez envie de quelque chose, mais vous ne pouvez pas l’obtenir, et alors vous vous lancez dans des querelles et des conflits. Vous n’avez pas ce que vous voulez, parce que vous ne savez pas le demander à Dieu.

3Et si vous demandez, vous ne recevez pas, parce que vos intentions sont mauvaises : vous voulez tout gaspiller pour vos plaisirs.

4Infidèles que vous êtes !

Ne savez-vous pas qu’être ami du monde, c’est être ennemi de Dieu ? Celui qui veut être ami du monde se rend donc ennemi de Dieu. 5Ne pensez pas que ce soit pour rien que l’Écriture déclare : « Dieu réclame avec ardeur l’Esprit qu’il a mis en nous.»

6Cependant, la *grâce que Dieu nous accorde est supérieure, car il est dit aussi : « Dieu s’oppose aux orgueilleux, mais il traite les humbles avec bonté. » 7Soumettez-vous donc à Dieu ; résistez au diable et il fuira loin de vous. 8Approchez-vous de Dieu et il s’approchera de vous. Nettoyez vos mains, pécheurs ; purifiez vos coeurs, gens indécis !

9Soyez conscients de votre misère, pleurez et lamentez-vous ; que votre rire se change en pleurs, et votre joie en tristesse. 10Abaissez-vous devant le Seigneur et il vous élèvera.

Ne pas juger un frère

11Frères, ne dites pas de mal les uns des autres. Celui qui dit du mal de son frère ou qui le juge, dit du mal de la loi de Dieu et la juge. Dans ce cas, tu te fais le juge de la loi au lieu de la pratiquer. 12Or, c’est Dieu seul qui donne la loi et qui peut juger ; lui seul peut à la fois sauver et faire périr. Pour qui te prends-tu donc, toi qui juges ton prochain ?

Ne pas être orgueilleux

13Écoutez-moi, maintenant, vous qui dites : « Aujourd’hui ou demain nous irons dans telle ville, nous y passerons une année, nous ferons du commerce et nous gagnerons de l’argent. » 14Eh bien, vous ne savez pas ce que votre vie sera demain ! Vous êtes, en effet, comme un léger brouillard qui apparaît pour un instant et disparaît ensuite. 15Voici bien plutôt ce que vous devriez dire : « Si le Seigneur le veut, nous vivrons et nous ferons ceci ou cela. » 16Mais, en réalité, vous êtes orgueilleux et prétentieux. Tout orgueil de ce genre est mauvais.

17Si donc quelqu’un sait comment faire le bien et ne le fait pas, il se rend coupable de *péché.

 

 

 

Marc 9

30 à 37

 

Jésus annonce de nouveau sa mort et sa résurrection

(Voir aussi Matt 17.22-23 ; Luc 9.43b-45)

30Ils partirent de là et traversèrent la Galilée.

Jésus ne voulait pas qu’on sache où il était. 31Voici, en effet, ce qu’il enseignait à ses *disciples : « Le *Fils de l’homme sera livré aux mains des hommes, ceux-ci le mettront à mort ; et trois jours après, il se relèvera de la mort. » 32Mais les disciples ne comprenaient pas la signification de ces paroles et ils avaient peur de lui poser des questions.

Qui est le plus grand ?

(Voir aussi Matt 18.1-5 ; Luc 9.46-48)

33Ils arrivèrent à Capernaüm.

Quand il fut à la maison, Jésus questionna ses *disciples : « De quoi discutiez-vous en chemin ?» 34Mais ils se taisaient, car, en chemin, ils avaient discuté entre eux pour savoir lequel était le plus grand. 35Alors Jésus s’assit,

il appela les douze disciples et leur dit : « Si quelqu’un veut être le premier, il doit être le dernier de tous et le serviteur de tous. »

36Puis il prit un petit enfant et le plaça au milieu d’eux ;

il le serra dans ses bras et leur dit : 37« Celui qui reçoit un enfant comme celui-ci par amour pour moi, me reçoit moi-même ; et celui qui me reçoit ne reçoit pas seulement moi-même, mais aussi celui qui m’a envoyé. »

 

 

Commentaires de

"la Bible expliquée"

avec les autorisations de l'éditeur

 

 

Sagesse 2

12...17-20

Le discours des incrédules

(1.16–2.24)

Ceux qui méprisent Dieu ne sont pas seulement les athées, mais aussi les gens corrompus en général.

 

Leur opinion sur la vie et sur la mort manifeste un athéisme pratique, attribuant l’origine des humains à la combinaison fortuite d’atomes.

 

La vie se limite pour eux à ce monde, car ils nient toute survie après la mort corporelle.

 

L’âme n’est que la

fumée d’un feu.

En conséquence, ils décident de remplir leur existence de plaisirs et de faire de la force la norme du droit.

 

Le faible doit disparaître.

Ils veulent persécuter le juste, jusqu’à mettre à l’épreuve ses prétentions, parce que sa vie et ses paroles sont un vivant reproche de leur conduite.

 

Dieu peut-il délivrer le juste?

(2.18)

Ceux qui méprisent Dieu lancent cette insulte comme un défi aux croyants : Si le Dieu en qui vous croyez existe, alors qu’il vous délivre !

 

C’est le même défi que les passants lanceront à Jésus sur la croix, parmi d’autres sarcasmes : « Il a mis sa confiance en Dieu (…) si Dieu l’aime, qu’il le sauve maintenant! » (Matt 27.43).

 

Jacques 3

16 à 4,3

Surveiller sa langue ! (3.1-12)

La multiplication des enseignants fait courir un risque à la communauté.

 

Cette mise en garde est l’occasion d’une réflexion sur la puissance parfois dévastatrice de la parole humaine.

 

La langue est parfois l’organe du corps le plus dangereux quand elle n’est pas utilisée pour bénir, mais pour maudire.

 

La question se pose alors : comment maîtriser cette langue ?

 

Jacques demande aux chrétiens d’être cohérents dans leurs propos: ils ne peuvent mêler dans un même discours la louange à Dieu et la malédiction contre un frère (v.9).

 

On peut faire beaucoup de bien par la parole !

Ceux qui enseignent dans l’Église ont un beau ministère, mais aussi une grande responsabilité devant Dieu.

 

Qui sème la paix, récolte la justice (3.13-18)

Deux sagesses s’opposent.

D’un côté, une prétendue sagesse humaine, qui montre son origine terrestre et même diabolique par l’esprit d’orgueil et de rivalité qu’elle développe.

 

De l’autre, une sagesse d’origine divine, qui se manifeste, chez ceux qui l’accueillent,

par la pureté, la bonté, la recherche de la paix et la justice.

 

Aimer la paix et la répandre autour de soi, c’est rester accessible à la sagesse d’en haut, c’est vivre dans l’espace de la foi, telle qu’elle a été définie au chapitre précédent.

 

Amis du monde, ennemis de Dieu ? (4.1-12) L’obéissance chrétienne est incompatible avec les rivalités, la jalousie et l’ambition.

 

Ces attitudes montrent que l’on est prisonnier des puissances à l’œuvre dans le monde.

 

Or, Dieu revendique toute la vie du croyant, sans complaisance à l’égard des séductions de ce monde.

La fin de la lettre doit être lue à cette lumière.

Une chose est de juger son prochain pour faire de lui un objet de ressentiment ou de mépris.

Autre chose est de l’avertir et de le reprendre loyalement et sans détour (Matt 18.15). L’avenir appartient à Dieu ! (4.13-17) L’orgueilleux fait des projets à long terme, comme s’il était maître de son destin. Il est indispensable de prévoir le lendemain, mais il faut sans cesse se rappeler que notre vie ne nous appartient pas. L’humilité devrait nous conduire à remettre notre avenir proche ou lointain entre les mains du Seigneur, en sollicitant sa sagesse dans nos décisions.

Au lieu de cela, certains croyants ont mis leur confiance en eux-mêmes et dans les valeurs de ce monde, ce qui est une forme d’incrédulité.

 

Marc 9

30 à 37

 

Comment

l’accepter ?

(9.30-32)

A trois reprises dans l’évangile de Marc, Jésus confie à ses disciples qu’il va être arrêté, exécuté, puis se relever de la mort (8.31-32 ; 9.31-32 ; 10.33-34).

 

L’évangéliste souligne la difficulté des disciples à accepter cette perspective : comment celui en qui ils ont placé tout leur espoir pourrait-il échouer dans sa mission ?

 

Vivre en disciple de Jésus

(9.33-50)

En mettant un enfant en valeur, Jésus donne plusieurs enseignements pour ceux qui veulent le suivre.

Ils doivent se considérer comme des serviteurs (v.33-37) et se montrer particulièrement attentifs aux personnes les plus fragiles.

Ils doivent se réjouir de ce que le Royaume progresse autour d’eux, sans éprouver de jalousie pour ceux qui en sont les artisans (v.38- 40).

Ils doivent encore veiller à ne jamais pousser les autres au mal.

Ils doivent enfin garder leur cœur tourné vers le Royaume de Dieu,même si cela les conduit à renoncer à certaines habitudes.

Leur vie tout entière doit être un témoignage rendu au Seigneur.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Commentaires de

Jean Charles Thomas

 

Sagesse 2

12...17-20

 

Un juif croyant écrit à ses frères et sœurs vivant dans un univers culturel étranger à leur foi.

Il s'adresse à ceux qui gouvernent:"Aimez la justice, ayez sur le Seigneur des pensées droites, cherchez-le avec un cœur simple car il se laisse trouver par ceux qui ne le mettent pas à l'épreuve, il se manifeste à ceux qui ne refusent pas de croire en lui" (1,1-2).

L'auteur s’efforce de résumer la pensée des athées, agnostiques ou matérialistes. Selon eux, les personnes humaines sont le résultat d’un hasard merveilleux : leur existence est provisoire, il n’en reste rien après la mort.

Le droit ne s’appuie ni sur la noblesse supposée de la personne humaine, ni sur la conformité avec des supposées lois divines. Le droit appartient au plus fort, au plus riche, au plus célèbre, au plus entreprenant. Tant pis pour le pauvre, le faible, le petit.

Dans cette perspective, quel sens donner à l'existence?

Réponse: jouir de tout ce qui est bon, profiter des avantages procurés par son capital de santé, de richesse, de pouvoir.

Et surtout ne pas sombrer dans une vision religieuse dominée par l’influence d’un dieu. S’opposer plutôt à ceux et celles qui affirment l’existence d’un tel être édictant des lois : les pousser à bout par une sorte de persécution et de mépris qui les amènera nécessairement à craquer et à reconnaître que leur dieu n’existe pas, et que leurs principes ne sont que du vent.

Ainsi raisonnaient des sans-dieu du monde gréco-romain, au dire de l’auteur de ce livre de Sagesse. Est-ce impensable, excessif ?

La comparaison avec des idéologies ou des comportements pratiques de certains penseurs récents ou contemporains prouve plutôt que des pensées de ce genre se reproduisent de siècle en siècle.

Réfléchissons-y.

Croyants et penseurs imprégnés de matérialisme pratique coexistent toujours, souvent de manière paisible, parfois de manière conflictuelle, et périodiquement dans des phases de persécution sans merci.

Les deux derniers millénaires illustrent la permanence ou la résurgence périodique de cette analyse, rédigée en grec par un Juif cultivé, connaissant les Ecrits bibliques, vivant probablement dans l'Egypte hellénisée, ( à Alexandrie ?) environ 50 à 80 ans avant notre ère.

 

Jacques 3

16 à 4,3

 

Jacques demande aux gens de sa communauté locale, majoritairement Juifs d'origine, de faire un discernement pour distinguer

- la sagesse biblique (reconnaissable à ses fruits: paix, douceur, miséricorde, impartialité, authenticité) et les sagesses à éviter (celles qui engendrent jalousie, rivalités, orgueil, refus de la vérité).

- l'amour de ce que propose l'Ecriture inspirée par Dieu et les états d'esprit qui dérèglent le comportement (priorité aux plaisirs, à la convoitise, au pouvoir imposé aux autres) et suscitent meurtres et guerres. Jacques invite également

- à prier pour demander la sagesse que Dieu donne,

- à résister aux suggestions qui s'y opposent et qui viennent toujours du Diable, le grand opposant à Dieu. En grec, diable est composé de deux mots signifiant "diviser, disperser". Il personnifie la tromperie, le mensonge, la perversité et le meurtre.

L'Apocalypse récapitule: "Et il fut précipité, le grand dragon, le serpent ancien, appelé le diable et Satan, celui qui séduit la terre habitée (oikoumenè, en grec). Il fut précipité sur la terre (gè), et ses anges furent précipités avec lui. (12,9)...Et j'entendis une grande voix dans le ciel disant: à présent est advenu le salut et la puissance et le règne de notre Dieu et l'autorité de son Christ parce que l'accusateur de nos frères a été jeté, lui qui les accusait jour et nuit devant notre Dieu. Eux, ils l'ont vaincu grâce au sang de l'agneau et à la parole de leur témoignage. Ils n'ont pas aimé leur psychè (en grec)jusqu'à la mort. A cause de ceci soyez en fête, cieux, et ceux qui y ont dressé leur tente (skènè, en grec...) " Malheur à la terre et à la mer ! car le diable est descendu vers vous, animé d'une grande colère, sachant qu'il a peu de temps. (12,12)

"Il saisit le dragon, le serpent ancien, qui est le diable et Satan, et il le lia pour mille ans. (20,10) "Et le diable, qui les séduisait, fut jeté dans l'étang de feu et de soufre, où sont la bête et le faux prophète. Et ils seront tourmentés jour et nuit, aux siècles des siècles. (20,10)"

 

 

 

Marc 9

30 à 37

 

Jésus circule en Galilée, loin des foules, comme en secret.

A ses disciples, il enseigne (pour la troisième fois) que le "fils de l'homme" (qu'il est) est livré aux mains des humains, tué, (mis à mort sur ordre des Autorités religieuses et politiques), mais "se relèvera" après trois jours.

Marc témoigne qu'ils ne comprennent pas et n'osent même pas l'interroger sur le sens de ces annonces.

Ils font route vers Capharnaüm.

Une fois arrivés ils entendent la question de Jésus: de quoi discutiez-vous en marchant?

Ils se taisent, n'osant pas avouer qu'une préoccupation les ronge: aux yeux de Jésus, lequel est le plus grand, le plus considéré, le plus important. Malgré plus d'un an de fréquentation de Jésus, qu'ont-ils compris?

Les autres évangélistes relatent la même chose. Jésus en profite pour transmettre aux Douze l'un de ses enseignements les plus importants, sur lequel il reviendra pendant la montée vers Jérusalem et lors du dernier repas

( Mc 10, 41-45; Mt 20,25-29; Lc 22, 24-27 et Jn 13).

Le premier doit se comporter comme s'il était le dernier et le serviteur (diakonos) de tous.

Jésus symbolise ce commandement

en plaçant un enfant au milieu des adultes en recherche de pouvoir.

Il le serre dans ses bras avant d'ajouter: quiconque accueille un enfant de cette façon, en mon nom, c'est moi qu'il accueille, et celui qui m'accueille, ce n'est pas moi d'abord qu'il accueille mais celui qui m'a envoyé.

Le système, quasi automatique dans les groupes humains, régulant les relations entre ceux qui ont le pouvoir et les autres ne doit surtout pas être la base des comportements entre les disciples de Jésus.

Chacun doit exercer la responsabilité qui lui est confiée.

Personne ne doit en profiter

pour faire sentir son pouvoir, pour en abuser,

pour priver les autres de leur liberté et de leur capacité de collaboration.

Celui qui dirige doit assumer son service sans paranoïa, sans boursouflure de personnalité.

Jésus vivra exactement selon la perspective qu'il enseigne.

Il donnera la preuve qu'il sait à la fois

présider et laver les pieds,

commander et servir.

Il est Seigneur et Serviteur.

Homme livré entre les mains des humains,

assez aimant pour accepter

d'être traité injustement par eux,

non par faiblesse ou naïveté,

mais pour toucher les cœur

et renverser les comportements

qui détruisent les rapports humains.

 

Voici une prise de position solennelle, sage, divine:

trop souvent bafouée au long des siècles,

y compris par des chrétiens,

dans leur monde religieux

ou hors religion

lorsqu'ils exercent des responsabilités.

 

Pensons également aux actes cachés,

commis par des membres du clergé,

qualifiés de "crimes" désormais au plan civil

envers des mineurs/mineures.

 

A tel point que le Pape François a envoyé une lettre à tous les fidèles de l'Eglise Romaine

le 21 août 2018

après le rapport de Pensylvanie faisant état de trois mille actions de pédophilie commis par des "prêtres" de cet état américain.

Le Pape François, jésuite, sait ce qu'est un discernement.

Il reconnaît aussi devant le monde entier

et les medias

à la fois la terrible réalité

et l'obligation pour tout membre

de l'église romaine de dénoncer les coupables, d'écouter ceux qui furent leurs victimes,

et de prendre les décisions qui s'imposent

pour stopper la pédophilie

à l'intérieur de l'église romaine.

Enorme engagement

qui lui sera certainement reproché

par certains en Pensylvanie et au Chili.

 

Suite en cours (ce 22 août 2018)

Ils sont 34 évêques du Chili. Ils ont tous remis leur démission au pape François.

prélats du Chili souhaitent que le Saint-Père statue « librement » sur leur sort, alors que l’Église chilienne est actuellement secouée par un scandale de pédophilie.

 

Est-ce vraiment une surprise ? Peut-être pas au Saint-Siège.

La conférence épiscopale chilienne a annoncé ce vendredi que les 34 évêques venus à Rome rencontrer le pape François avaient remis leur démission, dans le contexte d’un rapport concernant un scandale de pédophilie au Chili.

 

« Nous, tous les évêques présents à Rome, avons remis nos postes entre les mains du Saint-Père afin qu’il décide librement pour chacun d’entre nous », indique une déclaration lue devant la presse.

 

« Nous voulons demander pardon

pour la douleur causée

aux victimes, au pape,

au peuple de Dieu et à notre pays

pour les graves erreurs et omissions

que nous avons commises »,

déclarent les évêques,

après trois jours de rencontres

avec le pape au Vatican.

« Nous remercions les victimes

pour leur persévérance et leur courage,

malgré les énormes difficultés personnelles, spirituelles, sociales et familiales

qu’ils ont dû affronter,

auxquelles s’ajoutaient souvent l’incompréhension et les attaques de la communauté ecclésiale »,

ajoutent-ils.

Des « changements » à attendre

 

Le pape François avait annoncé ce jeudi (16 août 2018)

des « changements »

à court, moyen et long termes

pour rétablir « la justice »

au sein de l’Église catholique chilienne.

Après avoir rencontré à quatre reprises cette semaine au Vatican les 34 évêques chiliens, le souverain pontife leur a adressé une lettre dans laquelle il ne donne cependant aucune piste sur d’éventuelles sanctions contre des prélats,

pour certains soupçonnés d’avoir gardé le silence sur des cas d’abus sexuels.

 

Le pape tente de réparer le fiasco médiatique de son voyage au Chili en janvier, quand il avait défendu avec force un évêque chilien,

Juan Barros, soupçonné d’avoir caché

les actes pédophiles

du père Fernando Karadima.

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