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Les textes et leurs commentaires

Traduction de "la Bible expliquée" dans la colonne de GAUCHE -Commentaires de "la Bible expliquée" dans la colonne du CENTRE- Commentaires de Jean Charles Thomas dans la colonne de DROITE.

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Traduction en Français courant de

"la Bible expliquée"

avec les autorisations de l'éditeur

 

 

Genèse 2

18 à 24

 

15Le Seigneur Dieu prit l’homme et l’établit dans le jardin d’Éden pour le cultiver et le garder. 16Il lui fit cette recommandation :

«Tu peux manger les fruits de n’importe quel arbre du jardin, 17sauf de l’arbre qui donne la connaissance de ce qui est bon ou mauvais. Le jour où tu en mangeras, tu mourras. »

18Le Seigneur Dieu se dit :

« Il n’est pas bon que l’être humain soit seul. Je vais le secourir en lui faisant une

sorte de partenaire. »

19Avec de la terre, le Seigneur façonna quantité d’animaux sauvages et d’oiseaux, et les conduisit à l’être humain pour voir comment celui-ci les nommerait. Chacun de ces animaux devait porter le nom que l’être humain lui donnerait.

 

20Celui-ci donna donc un nom aux animaux domestiques, aux animaux sauvages

et aux oiseaux.

Mais il ne trouva pas de partenaire capable de le secourir. 21Alors le Seigneur Dieu fit tomber l’homme dans un profond sommeil. Il lui prit une côte et referma la chair à sa place. 22Avec cette côte, le Seigneur fit une femme et la conduisit à l’homme.

23En la voyant celui-ci s’écria : «Ah! Cette fois, voici quelqu’un qui est plus que tout autre du même sang que moi ! On la nommera compagne de l’homme, car c’est de son compagnon qu’elle fut tirée. » 24C’est pourquoi l’homme quittera père et mère pour s’attacher à sa femme, et ils deviendront tous

deux un seul être.

25L’homme et sa femme étaient tous deux nus, mais sans éprouver aucune gêne

l’un devant l’autre.

Autre traduction plus fidèle à l'hébreu

18. Et YHWH Elohim dit:

pas- bon l‘être adam isolé de lui-même, je ferai pour lui un secours comme son vis-à-vis.

19. Et YHWH Elohim façonna à partir de la adamah tout-vivant du champ et tout-oiseau des ciels et fit venir vers-l’adam pour voir quoi il criera- et tout ce que l’adam cria à l’âme vivante c’est son nom.

20. Et cria l’adam des noms pour toute la bête et pour l’oiseau des ciels et

pour tout vivant du champ

et pour l’adam il ne trouva pas un secours comme son vis-à-vis.

 

21. Et YHWH Elohim

fit tomber un sommeil profond sur l’adam et il s’endormit

et Il prit un côté

il ferma la chair en dessous.

 

22. Et YHWH Elohim bâtit le côté qu’il avait pris de l’adam pour une épouse

et la fit venir vers l’adam.

23. Et l’adam dit :

« cette fois os de mon os et chair de ma chair pour celle-ci il sera crié ischahcar d’un isch celle-ci a été prise".

 

24. C’est pourquoi chacun (ish) quittera son père et sa mère

et s’attachera à son épousée (ishah) et deviendront

une chair Une (basar ehad).

 

25. Et eux deux étaient avisés l’adam et son épousée et ils ne se faisaient pas honte.

Voir l'original hébreu et les explications le concernant.sur le site de Catherine Vrignud

 

 

 

 

 

Hébreux 2

9 à 11

 

Celui qui conduit les

hommes au salut

5En effet, ce n’est pas à des *anges que Dieu a soumis le monde à venir dont nous parlons. 6Au contraire, dans un passage de l’Écriture

quelqu’un déclare :

«Qu’est-ce que l’homme, ô Dieu, pour que tu penses à lui ? Qu’est-ce que l’être humain, pour que tu t’occupes de lui ?

7 Tu l’as rendu pour un peu de temps inférieur aux anges,

tu l’as couronné de *gloire et d’honneur,

8 tu as tout mis à ses pieds. »

 

Si Dieu a tout mis sous l’autorité de l’homme, cela signifie qu’il n’a rien laissé qui

ne lui soit pas soumis.

Cependant, nous ne voyons pas que toutes choses

soient actuellement

sous l’autorité de l’homme. 9Mais nous constatons ceci : Jésus a été rendu pour un peu de temps inférieur aux anges, afin que, par la grâce de Dieu,

il meure en faveur

de tous les humains ;

et nous le voyons maintenant couronné de gloire et d’honneur à cause de la mort qu’il a soufferte.

10En effet, il convenait que Dieu, qui crée et maintient toutes choses,

afin d’amener beaucoup

de fils à participer à sa gloire. Car Jésus est celui qui les conduit au salut.

11Or, Jésus qui *purifie les êtres humains de leurs *péchés

et ceux qui sont purifiés

ont tous le même Père.

C’est pourquoi Jésus n’a pas honte de les appeler ses frères. 12Il déclare en effet :

«O Dieu, je veux parler de toi

à mes frères,

je veux te glorifier

devant toute *l’assemblée. »

13Il dit aussi :

«Je mettrai ma

confiance en Dieu. »

Et encore :

«Me voici avec les enfants

que Dieu m’a donnés. »

14Puisque ces enfants sont tous des êtres de chair et de sang, Jésus lui-même

est devenu comme eux,

il a participé à

leur nature humaine.

 

C’est ainsi que, par sa mort,

il a pu écraser le *diable,

qui détient la puissance

de la mort, 15et délivrer

ceux que la peur

de la mort rendait esclaves durant leur vie entière.

16En effet, ce n’est assurément pas aux anges

qu’il vient en aide,

mais c’est aux

descendants d’Abraham.

17C’est pourquoi il devait

devenir en tout semblable

à ses frères, afin d’être

leur *grand-prêtre

plein de bonté et fidèle

au service de Dieu,

pour assurer le pardon

des péchés du peuple.

18Et maintenant, il peut secourir ceux qui sont *tentés, parce qu’il a passé lui-même par la tentation et la souffrance.

 

 

 

Marc 10

2 à 16

L’enseignement de Jésus

sur le divorce

(Voir aussi Matt 19.1-12 ;

Luc 16.18)

 

1Jésus partit de là et se rendit dans le territoire de la Judée, puis de l’autre côté du Jourdain.

 

De nouveau, une foule de gens s’assemblèrent près de lui

et il se mit à leur donner

son enseignement,

comme il le faisait toujours.

 

2Quelques *Pharisiens s’approchèrent de lui

pour lui tendre un piège.

Ils lui demandèrent :

« Notre loi permet-elle

à un homme de

renvoyer sa femme ?»

3Jésus leur répondit par cette question :

« Quel commandement *Moïse vous at- il donné ?»

4Ils dirent :

« Moïse a permis à un homme d’écrire une attestation de divorce et de

renvoyer sa femme. »

5Alors Jésus leur dit :

« Moïse a écrit ce commandement

pour vous parce que

vous avez le coeur dur.

6Mais au commencement, quand Dieu a tout créé,

“il les fit homme et femme”,

dit l’Écriture.

7“C’est pourquoi, l’homme quittera son père et sa mère pour s’attacher à sa femme,

8et les deux

deviendront un seul être.

Ainsi, ils ne sont plus deux mais un seul être.

9Que l’homme ne sépare

donc pas ce

que Dieu a uni.»

 

10Quand ils furent dans la maison, les *disciples posèrent de nouveau des questions à Jésus à ce propos.

11Il leur répondit :

«Si un homme renvoie sa femme et en épouse une autre,

il commet un adultère

envers la première ;

12de même, si une femme renvoie son mari et épouse un autre homme,

elle commet un adultère. »

 

Jésus bénit des enfants

(Voir aussi Matt 19.13-15 ;

Luc 18.15-17)

 

13Des gens amenèrent

des enfants à Jésus pour qu’il pose les mains sur eux,

mais les *disciples leur firent des reproches.

14Quand Jésus vit cela,

il s’indigna et dit à ses disciples : « Laissez les enfants venir à moi ! Ne les en empêchez pas, car le *Royaume de Dieu appartient à ceux qui sont comme eux.

 

15Je vous le déclare, c’est la vérité : celui qui

ne reçoit pas le Royaume de

Dieu comme un enfant

ne pourra jamais y entrer.»

 

16Ensuite, il prit les enfants dans ses bras ;

il posa les mains

sur chacun d’eux

et les *bénit.

 

 

 

 

Choisir un dimanche

 

 

 

 

 

 

 

Commentaires de

"la Bible expliquée"

avec les autorisations de l'éditeur

 

Genèse 2

18 à 24

 

 

 

 

Dieu crée le couple (2.18-25)

Le v.18 insiste sur la dimension relationnelle unique de l’être humain.

 

Le sommeil où l’homme tombe marque sa passivité :

sa partenaire lui est donnée par Dieu.

 

L’homme et la femme, créés mâle et femelle, différents mais complémentaires,

sont appelés à vivre dans une étroite unité.

 

Les trois verbes du v. 24 résument alors pour l’homme ce qui constitue le vrai couple :

quitter ses parents pour sortir de la dépendance de l’enfance,

 

s’attacher

indissociablement

à sa femme, donnée et reconnue,

 

et former ainsi, ensemble,

un nouvel être

uni par Dieu.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Hébreux 2

9 à 11

 

Un frère et

un grand-prêtre (2.11-18)

 

Jésus ne se contente pas d’appeler frères les êtres humains.

Car il est effectivement leur frère.

 

Il s’est acquis cet honneur en partageant pleinement leur humanité,

par la naissance,

par la tentation,

par la souffrance

et par la mort.

 

 

Jésus est aussi le grand-prêtre,

c’est-à-dire l’intermédiaire entre Dieu et les humains, celui qui officie pour le pardon des péchés.

 

Sa mort a terrassé le grand ennemi,

le prince de la mort, celui qu’on

appelle le diable.

 

Dès lors commence le temps de la libération.

 

Auprès de Dieu,

Jésus est prêt à secourir tous ceux qui

sont aux prises

avec la tentation.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Marc 10

2 à 16

 

Fidélité de Dieu, infidélité de l’homme (10.1-12)

 

A l’époque de Jésus,

la pratique de la lettre de divorce était

très répandue.

 

Des hommes se permettaient de renvoyer leur femme pour des motifs anodins.

 

Des adversaires de Jésus tentent de le piéger en public

en l’amenant à contredire la loi de Moïse (Deut 24.1,3).

 

 

 

Jésus recentre le débat sur l’essentiel :

la toute première intention de Dieu

pour le couple est énoncée dans le

récit de la création

(Gen 2.23-24).

 

L’homme et la femme sont appelés à

vivre ce grand projet d’un amour fidèle.

 

 

La mention de la femme répudiant son mari ne se trouve que dans ce texte de Marc (v.12).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Commentaires de

Jean Charles Thomas

 

Genèse 2

18 à 24

Remarque préliminaire.

Méfiez-vous de la plupart des traductions des versets 18 à 24. Elles ne respectent pas la richesse du texte hébreu si elles se contentent des deux mots français homme et femme. Elles privent la traduction de sa saveur, et aplatissent les jeux de mots. Quel dommage !

Cette nouvelle présentation symbolique attribue l’acte créateur à « Yhwh-Elohim», Nom propre du

Seigneur Dieu du peuple d'Israël.

La version de Genèse 1 était attribuée à «Elohim », nom générique de dieu :

- elle répartissait les éléments du cosmos en six journée de travail du Créateur qui s’était reposé de son

ouvrage le septième jour :

- elle mentionnait toujours le masculin et le féminin chez les vivants.

*

Cette seconde mise en scène symbolique souligne d’abord que

- Yhwh-Dieu crée la planète terre

- pour la confier à l’être humain,

appelé de façon générique l’adam,

façonné à partir de la adamah,

la poussière terrestre.

- A cet « humain » Yhwh-Dieu

a insufflé quelque chose

de son propre souffle,

une haleine de vies

(intelligence, affectivité, spiritualité...).

- Pour cet humain

Yhwh-Dieu a organisé

un lieu de vie, un jardin fertile,

planté d’arbres à fonction symbolique :

- au centre, l’arbre de vie

nourrissant la vitalité de l’humain,

- et, quelque part ailleurs,

un arbre permettant

de connaître et de déterminer

ce qui est bon

et ce qui est mauvais pour l’humain .

C'est seulement de cet arbre

que l’humain ne doit

pas manger le fruit

sous peine d’en mourir à coup sûr.

*

Mais voilà le verset 18 !

Yahvé-Dieu se rend compte que l’humain est solitaire, isolé,

laissé à lui-même.

Il s’en fait le reproche :

« Il n’est pas bon que l’humain soit seul.

Il faut que Je lui fasse

quelqu’un d’assorti à lui,

capable de l’aider » (v.18).

Pas bon -pas aussi bon

que tout ce qu'il a fait

jusqu'à présent.

Il ne va pas jusqu'à dire

que c'est mauvais.

 

Avec humour, notre rédacteur

montre Yhwh-Dieu modelant

toutes sortes de vivants,

les présentant à l’adam

pour qu’il leur donne un nom,

(le nom définit les capacités

et missions de chaque vivant).

Mais aucun de ces vivants

ne peut se comporter

en aide adaptée à l’humain.

*

Yhwh-Dieu change alors de méthode.

- Il repart de l’adam,

- le plonge dans une profonde torpeur, (façon de dire que l’adam n'intervient pas dans la modification-amélioration que Ywhw Dieu va faire).

- Il prend un côté (pas une côte !)

de cet adam pour le

façonner, le bâtir en féminin.

- Il le présente à l’adam

qui s’écrie, prenant la parole

pour la première fois :

« Cette fois, à coup sûr,

c’est l’os de mes os,

la chair de ma chair ».

- Il donne un nom

à cet humain au féminin :

ishah,

« car elle fut tirée de ish,

de l’humain au masculin"

 

. Jeu de mots rappelant

à la fois l’unité

et la parité en humanité

- et la différence

– et la complémentarité

entre le masculin et le féminin.

Humain-Humaine ;

compagnon-compagne ;

époux-épouse.

Grâce à l’ultime acte créateur

de Yahvé-Dieu,

le courant passe entre ish et ishah.

*

Et le rédacteur de cette

présentation symbolique

de ish et ishah conclut :

« C’est pourquoi

un homme (ish)

quitte son père et sa mère,

et s’attache fortement

à sa femme (ishah),

et tous les deux deviennent

une chair une (basar ehad)».

 

Cessant de dépendre de leurs parents,

ils commencent une

nouvelle existence relationnelle,

celle d’un époux et d’une épouse

en communion de plus en plus amoureuse.

 

Le couple

voulu par Yahvé-Dieu

est né,

le premier mariage est scellé.

 

Pour quiconque veut parler de la famille,

il est indispensable de

se référer au couple époux/épouse

tel que le Créateur

l’a pensé et construit.

 

Telle est la fidélité prioritaire

accordée à la Bible.

Cette « institution »

précède et constitue

le fondement de toutes les organisations

qui verront le jour au fil des siècles :

la famille, le clan,

la tribu, la société,

le peuple, la religion,

les institutions religieuses

qui, tous sans exception,

créeront leurs habitudes,

us et coutumes,

prescriptions,

codes et traditions...

D'importance secondaire par rapport à l'institution du couple par Yhwh Elohim.

Voir les compléments et différences sur le site de Catherine Vrignaud Cheyns à la référence Genèse 2, 18 et suivants

 

 

Hébreux 2

9 à 11

 

Cette « lettre aux Hébreux », dont l’auteur demeure non identifié, est destinée exclusivement à des lecteurs connaissant bien les Saintes Ecritures juives (ancien Testament),

habitués aux raisonnements

utilisés entre spécialistes des écoles théologiques des années 60-70.

But central visé par l’auteur :

montrer que Jésus, ultime Parole

adressée par le Père aux croyants,

(1,1-4) mérite d’être considéré

comme LE véritable

Grand Prêtre célébrant le culte de l’Alliance Eternelle.

 

Jésus remplace donc

tout ce que la première Alliance

avait institué : médiation de Moïse, sacerdoce des descendants d’Aaron, sacrifices d’animaux destinés

à la purification rituelle des péchés.

*

Cette lettre est l’unique texte du NT où les mot « prêtre » et « sacerdoce » sont utilisés pour parler de Jésus et non pas seulement des prêtres de l'Ancien Testament

et du culte célébré à Jérusalem

au temps de Jésus.

 

Nulle part ailleurs ces titres ne sont employés pour caractériser Jésus :

encore moins pour désigner ses apôtres, ceux qui assurent un ministère

de serviteurs de Sa Parole,

au milieu et au bénéfice

des autres disciples chrétiens.

 

Malheureusement, d’innombrables commentaires depuis vingt siècles ont abusivement pris cette « lettre » comme point de départ pour présenter le

« ministère chrétien » .

(lire www.thomasjch.com/motsministere.html)

*

Le chapitre 2 rappelle que Jésus est supérieur aux anges

tout en étant solidaire des humains

dont il est devenu le frère

par son incarnation.

Loin d’avilir Jésus, la passion a

montré son engagement

au bénéfice de l’humanité.

 

Il a accepté de mourir,

comme tous les hommes.

Mais il a vaincu la mort

et son pouvoir.

Il a traversé cette mort injuste

en gardant un amour filial

envers le Père et

un amour fraternel envers les humains.

« Du fait qu’il a lui-même souffert par l’épreuve, il est capable de venir en aide à ceux qui sont éprouvés » (2,18).

En plus de Jésus, de son Père et des êtres humains l'auteur de la lettre mentionne celui qu'il appelle le diabolos, en grec, mot signifiant sa spécialité:

diviser, monter les gens

les uns contre les autres.

 

L'auteur évoque ainsi Genèse 3,1 à 19,

et le rôle pervers de celui qui rampe sur la poussière terrestre,

s'infiltrant jusqu'à l'épouse, l'emberlificotant dans un dialogue mensonger pour la séparer

de son époux et de son Yhwh-Dieu.

 

La lettre présente ce diabolos comme "ayant la domination de la mort"

et la capacité de rendre les humains esclaves de la crainte de la mort

pendant toute leur existence terrestre.

 

Les textes bibliques parlent de ce diabolos, depuis la Genèse jusqu'à l'Apocalypse (12, 1 à 18, particulièrement v.9).

En Apoc 20, 7 à 11, il perd

définitivement son pouvoir.

La façon biblique de parler

du diabolos ne correspond

pas à un animal ayant tête et queue, brandissant une fourche

pour capter hommes et femmes

et les faire plonger dans un brasier de feu éternel appelé enfer.

Vieille image impressionnante

des catéchismes en images des années 1930/1940 qui ont marqué

des générations.

 

Malheureusement, certains prédicateurs continuent à parler ainsi du diabolos et de l'enfer, soit par ignorance biblique,

soit pour susciter la peur

chez leurs auditeurs et les obliger

à se "convertir".

 

Ayant précisé son propos

l'auteur de la Lettre va le développer longuement jusqu'au chapitre 10 .

 

 

Marc 10

2 à 16

 

Marc situe cet enseignement « dans la région de la Judée et au delà du Jourdain». Jésus amorce sa montée vers Jérusalem. De nouvelles foules se rassemblent.

De nouveaux débats sont lancés

par des Pharisiens pour piéger Jésus

au sujet de sa fidélité aux traditions en vigueur.

La question intéresse la foule :

un époux peut-il répudier son épouse ? Première réponse de Jésus :

qu’est-ce que Moïse vous a prescrit ?

- Simplement de remettre à l’épouse un papier notifiant la répudiation

(apostasion, en grec) !

Discernement de Jésus :

c’est exact ;

mais cela constitue une régression

par rapport à ce que le Seigneur

a voulu comme lien d’amour

engageant l’époux envers son épouse.

 

Et Jésus cite deux passages

tirés des textes fondateurs:

- Gen 1,27:l'humain est "mâle ou femelle", masculin ou féminin, en relation avec l'autre "côté" de l'humain,

évidemment pour engendrer ou enfanter, mais aussi pour agir en développant

toutes les potentialités du

masculin et du féminin.

- Gen 2.24: chaque personne doit

devenir autonome ( cesser de dépendre de son père et de sa mère)

pour nouer une relation

de type amoureux avec la

personne choisie comme époux ou épouse selon le Créateur:

relation de communion intense

dans l'unité d'une seule chair.

 

De ces deux citations Jésus

tire LE principe fondamental à respecter: «Ainsi donc, ils ne sont plus deux

mais une seule chair.

Que l'humain ne sépare

donc pas ce que Dieu a uni !"

 

- Puisque Dieu a voulu la

communion entre masculin et féminin, qu'on ne les sépare pas,

qu'on ne les oppose pas

mais qu'ils se conjuguent.

- Si deux personnes s'épousent selon la volonté de Dieu Créateur,

elles sont vraiment unies:

que personne ne s'avise de les séparer.

- Si deux personnes forment un couple selon des perspectives différentes,

n'ayant rien de commun avec la perspective de Dieu-Créateur,

elles ne sont pas vraiment unies par Dieu : elles peuvent donc mettre fin

à leur union, se séparer.

Elles ne divorcent pas

puisqu'elles n'étaient pas mariées.

 

- Les procédures mises en place

pour unir ou séparer deux personnes

sont variables (selon Moïse, selon tel organisme religieux, selon tel code civil d'une société donnée).

Elles varient au cours des temps

et peuvent toujours varier.

Ces procédures ne sont

ni déterminantes, ni prioritaires.

Elles ne créent pas le

"couple uni selon Dieu",

le couple "indissoluble".

*

Voici un enseignement de la plus haute importance. Ne le remplaçons jamais par telle ou telle législation

respectable mais d'importance

inférieure à cette Loi fondatrice

du couple marié devant Dieu-Créateur: deux personnes libres, autonomes, engagées l'une envers l'autre en leur âme et conscience, selon Dieu.

**

 

Marc rappelle ici une déclaration

de Jésus qui étonna beaucoup

les disciples: les enfants doivent être,

pour les adultes, des modèles

d'ouverture à la foi et aux valeurs du "Royaume de Dieu".

Ils sont généralement

confiants envers leurs parents,

ils comprennent parfaitement

qu'ils ont besoin d'eux,

ils demeurent spontanés, affectueux, détendus, joyeux.

Chaque adulte devrait cultiver en lui cette attitude envers le Père céleste:

lui faire confiance, l'aimer de façon spontanée, joyeuse, affectueuse.

 

Jésus constate que les adultes ont souvent perdu cette spontanéité,

cet enthousiasme:

ils se compliquent la vie

et la compliquent aux autres.

Ils restent froids devant certains cadeaux que l'existence leur offre.

Ils ont donc vraiment besoin

de retrouver leur âme d'enfant.

 

 

 

 

Nombreux compléments proposés par F. Laurent sur son site "Lumière de la Parole" pour ce dimanche de l'année B.

http://www.lumieredelaparole.org/

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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