Créer du NEUF, 

Créer de l'AVENIR 




VIVRE , c'est ce que nous expérimentons chaque jour.

En fait partie l'évidence qu'un jour cette vie butera sur une autre évidence: mourir.

Mourir est inévitable

Réfléchir sur  la mort ne fait pas mourir.

Ecarter la réflexion sur la mort ne nous empêchera pas de mourir.

   

La pandémie du coronavirus  a placé la santé au premier plan des préoccupations.

   L'évocation de notre mortalité aurait pu faire partie du réalisme et de la sagesse. Il n'en fut rien.

   Les médias se sont abstenus d'en parler clairement.


Et si nous en parlions entre nous ?


 

A titre d'introduction voici le point de vue du jésuite P. de Charantenay.

 Le père Pierre de Charentenay sj, ancien rédacteur en chef de la revue Études, apporte son éclairage sur la crise sanitaire actuelle et invite à “reconsidérer la légèreté de nos existences” pour nous préparer sérieusement à faire face à la crise climatique à venir.

       Chercher sur internet d’autres  précisions sur Pierre de Charantenay, son lieu de vie actuel etc

 

Nous avons vécu de manière bien légère, imprudente, inconsciente depuis les grands conflits mondiaux du siècle dernier. On pouvait tout faire, prendre l’avion pour aller trois jours aux Maldives, commander sur Internet n’importe quel plat ou n’importe quel instrument, manger des fraises en janvier, visiter toutes les capitales d’Europe, et fêter le mariage de son cousin d’Amérique à Honolulu, etc. C’était le temps de la liberté totale, faire ce que je veux quand je veux, sans contrainte, y compris celle de mourir quand je l’ai décidé. C’était le temps de la légèreté, où tout est possible sans limite grâce à la puissance de la technique qui avait supprimé les barrières.

       Eh bien, non. Ce n’est pas la vie réelle, même si nous en avions rêvé. Il n’y a pas de monde sans limite. Le coronavirus nous le rappelle de manière si violente [1] qu’il faut réagir en prenant des mesures extrêmes et immédiates.

         Imagine-t-on 4 milliards de personnes confinées ! Imagine-t-on notre espace personnel cloisonné par “des gestes barrières” pendant des semaines !

         La crise climatique nous dit la même chose mais autrement [2].

         Il faut mettre des limites à nos voyages, à notre consommation, à nos productions !

La différence entre les deux est que nous avons compris, peut-être un peu tard, que le virus nous mettait en danger de mort immédiate, ce que nous ne pouvons pas supporter. Donc, on agit, “quoi qu’il en coûte” !      Alors que la crise climatique se déroule sur un moyen terme qui nous laisse le temps de discuter, de polémiquer, en un sens de ne rien faire qui nous dérange sérieusement. Nous ne voulons pas entendre l’avertissement de la crise écologique parce que les délais sont longs et l’urgence moindre.

 

       Ces deux catastrophes, sous des modes différents,

        nous font entrer dans le monde des contraintes.

       On avait oublié qu’elles pouvaient exister, emportés et grisés par tout ce que nous avions inventé, qui nous rend la vie si facile, quand tout va bien. Il a bien fallu obéir et rester confinés, encore que, on a tout essayé et parfois réussi à éviter la contrainte, même au temps du virus et de l’urgence absolu : un million de parisiens ont décidé qu’ils seraient plus forts et plus libres en s’enfuyant dans leur résidence secondaire.

          Demain, nous ne changerons pas du tout au tout.

          Je n’y crois pas et le danger est bien de reprendre notre rythme d’avant dès que possible, dès que la contrainte médicale et étatique sera allégée. Les industriels sont sur les starting blocs. Car la dynamique du développement, des entreprises et du profit est puissante. Elle est visible. Ce qui est moins visible mais tout aussi puissant, c’est le désir du consommateur qui veut garder son style de vie, ses facilités.

          C’est cette double dynamique qui épuise notre planète ; les ressorts de notre épuisement, ce sont les choix de chacun, la liberté qu’on veut garder et la légèreté de nos existences. Car “l’agent pathogène dont la virulence terrible modifie les conditions d’existence de tous, ce n’est pas du tout le virus, ce sont les humains.

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          Quelle est notre première réaction après la lecture du texte de P. de Charantenay ?

         

           Désirons-nous revenir purement et simplement  à nos comportements antérieurs à la pandémie de l’année 2020 ?

          Ou avons-nous compris qu’il est plus sage d’innover, d’évoluer ?

          Préparer  un avenir NEUF, NOUVEAU...

         

         Sur quels points particuliers estimons-nous indispensable de créer du NEUF ? 

         

         -  Sur les déplacements physiques (voiture, train ?) 

           - Sur la consommation d’énergie électrique ? 

           - Sur le temps consacré à l’utilisation d’internet ?

           -  Sur les investissements nécessaires pour nous adapter à une certaine maîtrise de l’utilisation d’internet ?

         

           -  Sur les RELATIONS avec les autres ?

          - Sur le Respect des personnes les plus faibles, les plus méprisées, les plus en danger ?

           

              - Sur notre engagement concret face aux idéologies du mépris ?

            -  Sur notre courage public contre ceux qui massacrent les innocents pour imposer leur pouvoir?

          - Sur notre soutien en faveur des réalités spirituelles, en faveur de l'amour de bienveillance, etc...



                -  Sur notre RESPECT de  la NATURE ?

 

               -  Qu’avez-vous envie d’ajouter ? de corriger ?

           


L'apôtre PAUL écrivait  vers l'an 51 ou 52 cette réflexion: (I Cor 7, 29 à 32)

       "Je vous le dis, frères: le temps se fait court.

       Désormais, que ceux qui ont une femme soient comme s'ils n'en avaient pas!

        ceux qui pleurent, comme s'ils ne pleuraient pas !

        ceux qui se réjouissent, comme s'ils ne se réjouissaient pas !

        ceux qui achètent, comme s'ils ne possédaient pas !

        ceux qui usent de ce monde, comme s'ils n'en usaient pas vraiment !

       Car elle passe, la figure de ce monde !